Sr Marie-Thérèse Le Floch (Sr Mie Dominique Françoise), 1939 – 2023

Marie-Thérèse, aujourd’hui, dans l’Espérance que le Seigneur plein d’amour et de tendresse t’ouvre les bras

Sr Marie-Thérèse est décédée le 17 septembre 2023 à la communauté Mère Sainte Angèle, Kermaria, à l’âge de 83 ans, dont 61 ans de vie religieuse.

Ses obsèques ont eu lieu le 20 septembre à la chapelle, Kermaria.

Nous sommes réunis cet après-midi,  autour de Sœur Marie-Thérèse Le Floch qui s’est éteinte paisiblement dimanche après-midi  17 septembre.  Ses Sœurs Filles de Jésus, particulièrement la communauté Mère Ste Angèle, sont dans la peine et nous prenons part aussi à celle de  sa famille très proche et de ses amis présents ou qui vivent  ce moment de prière en communion avec nous.

Marie-Thérèse est née à Hennebont le 4 décembre 1939. Son père était ouvrier et sa mère, excellente cuisinière,  a travaillé pendant de longues années  à la clinique Blanqui à Lorient. Son  frère Bernard est décédé en  septembre 2008.

Entrée au postulat en 1959, elle s’engage dans la Congrégation le 12 mai 1962. En 1966, elle obtient un diplôme de monitorat familial rural à l’Ecole des Cadres de Lesneven.  Enseignante au cours  ménager à Plouay, puis au lycée Anne de Bretagne à Locminé,  elle poursuivra ses études jusqu’au  professorat rural. A partir de 1975, d’abord comme professeur au lycée de Kérustum à Quimper, puis en tant que Directrice du Centre ménager à Plouay et du lycée agricole de Kervignac jusqu’en 1995, elle sera très appréciée des élèves et des équipes enseignantes. Proche des  jeunes, elle  travaillait avec cœur pour leur redonner confiance et les préparer à leur avenir professionnel.

Un peu avant sa retraite de l’enseignement, Marie-Thérèse sera appelée à servir plus directement la vie des communautés : à la rue d’Arras à Paris, comme Vice-provinciale de Paris-Belgique, Vice-provinciale adjointe à Rennes. Responsable de l’accueil à la rue d’Arras, elle s’est beaucoup investie, facilitant la coordination des séjours des Sœurs des différentes Provinces de la Congrégation lors de rencontres internationales en France.  Après deux années au Bouëtiez, en 2013,  elle fera une étape à Chartres où elle intègrera avec bonheur le groupe St Vincent de Paul et elle s’y donnera sans compter. Ce fut pour elle un lieu d’ouverture, d’épanouissement et de fraternité. Des liens forts d’amitié se sont tissés pendant ces deux années, ses amis d’Eure et Loir présents aujourd’hui en sont le témoignage ! Et c’est de Chartres qu’elle répondra à un nouvel appel pour remplir la mission de Maîtresse de maison à Kermaria pendant quatre ans. Depuis trois ans elle accompagnait la vie de la nouvelle communauté Mère Ste Angèle.

Délicate et prévenante, elle était toujours heureuse de faire plaisir. Elle savait recevoir, selon les règles du savoir-vivre ! Dans les communautés où elle a vécu, elle était attentive à créer une atmosphère de convivialité et de fête qui contribuait à renforcer les liens de fraternité.

Femme de devoir, courageuse, très déterminée dans ses choix et ses décisions, Marie-Thérèse allait au bout de ses engagements, comme elle l’a montré encore  ces dernières semaines. De santé robuste pendant longtemps, elle ne s’écoutait jamais. Les mots de fatigue, de besoin de repos, n’avaient pas cours chez elle. Au détriment de sa santé parfois !

Les longues routes de la Belgique jusqu’à Nice, lorsqu’elle était Vice provinciale, ne l’effrayaient pas. Elle aimait aller à la rencontre des communautés qu’elle accompagnait et on pouvait compter sur son écoute, sa discrétion, son esprit de foi, sa confiance.

 Marie-Thérèse a assumé les missions confiées avec un sens aigu de ses responsabilités. Ses qualités d’organisatrice étaient reconnues  et précieuses. Elle  ne supportait pas l’à peu près,  tout était pensé, anticipé jusqu’au moindre détail.

Très discrète, secrète même lorsqu’il s’agissait de sa personne, elle détestait ce qu’elle appelait les bavardages. Cela pouvait parfois créer de la distance et être un frein dans la relation. Ses exigences envers elle-même et son très grand souci de perfection lui rendait  sans doute  plus difficile la reconnaissance de  ses propres limites.

Marie-Thérèse était une femme de prière qui avait le souci de nourrir sa relation avec le Seigneur. Ce qu’elle a vécu ces derniers mois et semaines demeure voilé à nos yeux, mais elle a envisagé sereinement sa mort, elle avait prévu les lectures et les chants souhaitant que tout soit autour de l’amour, de la joie. Elle a souvent exprimé qu’elle était dans la paix et elle a affronté sa fin de vie avec lucidité et courage.

 Marie-Thérèse, aujourd’hui, dans l’Espérance que le Seigneur plein d’amour et de tendresse t’ouvre les bras, nous remettons ta vie  A-DIEU. Merci pour ce que tu as été parmi nous.  Continue à nous soutenir.

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