Sœur Emilie BRIAND (Mie de St Christophe) 1926-2015

Emilie nous a quittées le 14 avril 2015 dans la 89ème année de son âge et la 70ème année de vie religieuse. Ses obsèques ont été célébrées le jeudi 16 avril à 14h30 en la chapelle de Kermaria.

MOT d’ACCUEIL


Emilie e
Emilie BRIANDst née le 20 octobre 1926 à Louvigné de Bais dans une famille de 2 enfants : un garçon et une fille. Cette famille profondément chrétienne est très attachée à Notre-Dame de la Peinière. On y va en pèlerinage tous les ans en famille.
Après l’école primaire, Emilie continue son instruction et sa formation au juvénat. En 1943, elle rentre au noviciat où elle retrouve plusieurs de ses compagnes de Louvigné. En 1945, elle fait profession sous le nom de Sœur Marie de Saint Christophe.
Dès septembre 45, elle commence une longue carrière d’enseignante jusqu’en 1982. Son premier poste est à Saint Goustan, en Auray. Elle prend en charge la classe enfantine, le CP et le CE1. Elle a gardé un bon souvenir de cette région au bord de la mer. Elle y a apprécié l’air marin, la population, les produits de la mer (poissons et coquillages) reçus en abondance.
Effacée, discrète, mais compétente au plan pédagogique, elle a été estimée des familles et aimée des tout petits qui affectionnaient le bruit du grelot de son grand chapelet porté le long du tablier à l’époque.
Après ces années dans le Morbihan, Emilie est nommée dans son cher Ille et Vilaine. C’est d’abord Bédée pendant 13 ans pour le CM et le CEP, puis Cintré 11 ans. Emilie aura ainsi enseigné dans tous les cours du primaire. Cette mission bien remplie, malgré des problèmes de santé parfois et une dure épreuve : l’accident de son frère qui la marquera profondément, Emilie prend sa retraite professionnelle.
Nommée à Pacé, elle va à nouveau rendre d’immenses services. : permanence au presbytère, catéchèse, soutien scolaire, fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées, mouvement chrétien des retraités. Prêtres et paroissiens lui en seront très reconnaissants.
En l’an 2000, c’est l’arrivée à Bréhan. Finies les activités plus ou moins scolaires, Emilie ira davantage vers les personnes âgées, visites à celles du quartier qui en sont très heureuses, très bonnes relations avec les voisins.
Une activité prise par Emilie : ouvrir et fermer les portes de l’église éloignée de leur habitation (pas loin de 500 m). Le parcours, c’est une occasion de rencontrer du monde, d’échanger quelques mots ou quelques phrases. Les gens sont heureux de raconter affectueusement : « J’ai vu la petite sœur ou la petite Emilie. » A l’église, son bonheur était d’en faire le tour intérieur afin d’honorer les différents saints, chacun à son tour – même ceux qu’elle découvrait dans le dessin des vitraux.
Avec N.D. de la Peinière, honorée depuis son enfance et où elle célébra en famille son jubilé d’or, il y avait aussi Saint Joseph. Elle a gardé précieusement une très vieille statue de ce saint ayant appartenu à sa mère.
Les sœurs de Bréhan et les moines de Tymadeuc ont toujours été très liés. Ce sont eux d’ailleurs, qui en 1849, ont plaidé leur cause auprès de la supérieure de Kermaria pour que des religieuses viennent y enseigner. Ce qui fut réalisé en 1852 pour l’éducation des enfants et le soin des malades. Tout en étant une fervente de ce monastère, Emilie a toujours voulu conserver un lien avec sa paroisse.
Le zèle d’Emilie s’est déployé aussi auprès des paumés, des blessés de la vie de la communauté de la Source ; communauté qui a pris le relais des Filles de Jésus lors de la fermeture de l’école Saint Isidore en Bréhan. Il y a eu beaucoup de témoignages d’affection, de remerciement, de reconnaissance de la part de cette communauté lors de la fermeture de celle de Bréhan. Emilie a reçu un bel album relatant les principaux événements vécus ensemble.
Après un court séjour à Ker-Armel, Ploërmel, Emilie rejoint la communauté de Pierre Noury à Kermaria où elle a apprécié les différents ateliers. Mais la maladie progresse et il lui faut davantage de soins. Elle arrive donc à la Sainte Famille en octobre 2014.
Emilie qui a tant aimé les rencontres et réunions communautaires, fidèle à les préparer et à y participer, qui aimait les fêtes, est de plus en plus fatiguée. Elle réagit de moins en moins mais ne se plaint pas. Après quelques jours, où elle est restée complètement alitée, elle s’est éteinte doucement, rejoignant Celui qu’elle a aimé et servi toute sa vie.
Au revoir, Emilie. Repose en paix.

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