
Sœur Thérèse est décédée mardi 25 mars 2025 à la Ste Famille de Kermaria, à l’âge de 90 ans, dont 66 ans de vie religieuse.
Ses obsèques ont été célébrées le vendredi 28 mars en la chapelle St Joseph de Kermaria.
Thérèse le Gal nous a quittés mardi 25 mars, fête de l’Annonciation à la Vierge qu’elle a tant priée.
Elle est née à Guidel le 6 novembre 1934 dans une famille qui comptera six enfants, dont elle est l’aînée. Ses parents étaient cultivateurs.
À ses frères et sœurs, neveux et nièces, nous offrons notre sympathie et l’assurance de notre prière. Nos Sœurs d’Afrique sont unies à nous en ce moment.
Thérèse est entrée au postulat de Kermaria en 1956, et fait profession dans la Congrégation des Filles de Jésus en 1959, à l’âge de 25 ans. Elle prend le nom de Sœur Marie Yves de la Trinité.
Ses premières obédiences se passeront dans les communautés de Locqueltas et Kerustum. Elle y assure le service de cuisinière.
Après ces quelques années en Bretagne, elle commence à franchir les frontières. Thérèse le Gal part pour Tournai en Belgique. Elle arrive à l’École d’infirmières Jeanne d’Arc. Elle y assure la cuisine et met ses talents au service de la communauté et des élèves. Elle y restera une dizaine d’années.
Thérèse, femme travailleuse, courageuse, humble, disponible, servira de tout son cœur et de toutes ses forces là où elle est envoyée.
1973 sonne l’heure du grand départ pour l’Afrique, où Thérèse posera ses valises et servira durant 43 ans au Cameroun et en RDC.
À N’Gaoundéré, elle s’occupe des orphelins, accueillis à la mission, attentive aux besoins de chacun. Quand un orphelin est trop petit, elle se soucie de trouver dans la famille une nourrice qui peut l’allaiter.
Elle parcourt de longues distances à vélo, sur des pistes difficiles, en toute saison pour rejoindre les familles, visiter les enfants suivis… Rien ne l’arrête.
Les Sœurs se souviennent de sa présence à Nkol Nkumu, de son travail auprès des gens pour le développement de l’hygiène, de l’accueil des sessions vocationnelles, des laïques missionnaires, pour lesquels elle assurait l’intendance et la cuisine.
Son bon sens et sa sagesse étaient précieux.
À Djohong et ses alentours, elle était une vraie missionnaire tout terrain. Conduisant le ‘pick up’, elle empruntait courageusement les routes très difficiles, surtout en saison des pluies, pour aller à la rencontre des gens dans les villages éloignés, leur apprendre, aux femmes Peuls et musulmanes ou catholiques, le français, l’hygiène, la couture. Elle était active auprès des femmes pour leurs tâches ménagères, d’épouse, de mère de famille, à l’aide de tableaux pour briser la barrière de la langue.
Elle préparait un remède efficace contre bien des maux. La recette comportait du miel, de l’aloès, et une cuillerée d’alcool. Très respectueuse de toute personne, elle préparait un remède sans alcool qui faisait de l’effet aussi aux musulmans.
Compatissante, elle allait consoler les familles lors des deuils. Elle participe à la longue veillée le soir.
Sœur Thérèse, une femme pleine de vie, très active, toujours en mouvement, si bien que certaines jeunes sœurs l’appelaient « Marie bouge ». Toute disponible, prête à rendre service. Toujours souriante.
Elle a fait l’effort d’apprendre quelques rudiments des langues foufouldé, gbaya, et éwondo.
Dans sa simplicité, elle savait communiquer avec les autorités locales : le maire, le lamido, le préfet.
À Nkoteng, elle s’est beaucoup investie pour le développement, les cultures, le service du poulailler et ses exigences. Comme elle aimait le dire : « À N’Gaoundéré, c’étaient les enfants, maintenant, ce sont les poules ! »
Sa générosité a poussé Thérèse à se montrer disponible à quitter le Cameroun pour se rendre à la mission de Bokakata, en RDC, un lieu très isolé dans la forêt équatoriale. Comme le dit une Sœur Africaine qui a vécu avec elle, faisant référence au Ps 91 verset 15 : « Vieillissant, il fructifie encore ».
Elle aurait bien voulu finir ses jours en Afrique, mais sa santé ne l’a pas permis.
Thérèse rentre en France en 2015, à Guidel, puis au Bouëtiez.
Elle était très proche des sœurs de l’EHPAD Ste Marie du Bouëtiez. Elle passe les voir et les aider tous les jours. Elle est aussi appréciée du personnel.
Toute sa vie, n’ayant pas elle-même fait beaucoup d’études, elle était soucieuse d’encourager, de soutenir les personnes dans leurs études et leur projet professionnel.
C’était une personne très simple, très proche des petits sans défense, une vraie Fille de Jésus missionnaire, très généreuse, pratique, active, discrète, disponible.
Elle savait mettre ce qu’elle était au service des autres.
Thérèse avait une foi profonde, elle avait le souci des vocations. C’était une femme de prière.
Sa santé s’affaiblissant, elle doit rentrer à communauté Pierre Noury de Kermaria. Thérèse finit ses jours à la Ste Famille.
Nous te disons merci pour ta vie toute donnée à Dieu et à tes frères et sœurs rencontrés.
Que Dieu que tu as aimé, Thérèse, et servi toute ta vie, avec courage, humilité, foi…t’accueille dans sa félicité !

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