
C’est avec surprise que Thérèse nous a quittés vendredi matin dans son sommeil. Sa santé depuis quelques jours s’était fragilisée et déjà Thérèse se préparait au grand passage et l’exprimait à quelques proches.
A sa famille, sa communauté et ses amis nous exprimons toute notre sympathie et les assurons de notre prière.
Thérèse est née le 18 avril 1930 à Kervignac. Elle était l’aînée d’une famille de sept enfants dont les parents étaient cultivateurs. Thérèse a fréquenté l’école primaire chez les Filles du Saint Esprit à Kervignac et a poursuivi ses études chez les Ursulines à Hennebont.
Pendant la guerre, la clinique Jeanne d’Arc de Lorient fut repliée au Bouëtiez à Hennebont. Thérèse doit subir une intervention chirurgicale et c’est à ce moment-là qu’elle a connu les Filles de Jésus.
Thérèse entre au noviciat de Kermaria et fait profession le 4 août 1951.
En 1952 elle entreprend ses études d’infirmière à Vannes. C’est à Baud puis à Grand -Champ qu’elle commence son métier d’infirmière à domicile, elle parcourait la campagne à vélo.
De 1965 à 1972, les responsables appellent Thérèse à partir au Cameroun où elle continue son métier d’infirmière : à Nanga-Eboko, Almé, Mayo-Darlé. De retour en France elle continue d’exercer son métier d’infirmière à Paris à Pontivy, puis à la communauté des sœurs d’Auteuil.
En 2002, Thérèse est nommée responsable de la communauté de Pierre Noury à Kermaria. Elle y restera 6 ans avant de rejoindre la communauté de Guidel où elle passera 15 ans. Durant sa retraite elle assure divers services à la paroisse et dans sa communauté. Elle faisait partie du service évangélique des malades, à domicile et dans les maisons de retraite. Thérèse laisse derrière elle de bons souvenirs et comme le souligne le groupe des associés « sa gentillesse, son sourire, sa simplicité, son écoute » resteront gravés dans leur mémoire.
Très ouverte et curieuse, elle s’intéressait à l’évolution de la société et à la politique. Elle ne craignait pas d’exprimer sa pensée et ses convictions. En communauté, elle cherchait à faire plaisir et avait toujours une bonne histoire à raconter. Elle était disponible pour les services communautaires.
Femme de foi, elle portait volontiers auprès de St Joseph les intentions qui lui étaient confiées.
Et cette année, au printemps, elle a eu la joie de participer au chemin jubilaire de Ste Anne d’Auray « pélerine d’Espérance » avec un petit groupe de sœurs de la communauté Mère Sainte Angèle.
Tu as écrit : « j’ai été très heureuse dans ma vocation chez les Filles de Jésus ».
Nous avons été heureuses aussi d’avoir cheminé avec toi. Nous comptons encore sur ta prière, merci Thérèse !

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