
Sœur Thérèse est décédée au Centre de soins de la Résidence des Filles de Jésus à Rimouski le 23 mai 2025 à l’âge de 96 ans et 8 mois dont 76 ans de profession religieuse.
Ses funérailles ont eu lieu le 14 juin.
Fille de Ludger Bélanger et Marie Michaud, Thérèse est née à St-Modeste le 26 septembre 1928. Issue de famille modeste, cultivateur de métier, la possibilité de faire des études n’était pas toujours facile. Thérèse fit ses études primaires à l’école du rang. Puis elle continua sa formation académique par l’école du soir.
Dans l’ambiance d’une famille très chrétienne, Marie-Thérèse aimait beaucoup prier. Elle avait deux tantes religieuses qui la fascinaient. Très jeune, elle faisait des sacrifices afin de connaître son choix de vie. Vers 11 ou 12 ans, elle pensait déjà à la vie religieuse. À 21 ans, elle décida de faire son entrée chez les Filles de Jésus et y fit profession religieuse le 4 août 1949 sous le nom de Marie-Marc-André.
Ses diverses obédiences en grande partie l’ont amenée à remplir divers services généraux : buanderie, cuisine, couture, réfectorière et soins des malades. En travaillant auprès des malades, elle prit conscience qu’une formation lui est nécessaire et elle s’inscrit à un cours de garde-malade auxiliaire. Son service en tant qu’infirmière auxiliaire débuta au sein des maisons de soins et hôpital appartenant aux Filles de Jésus à l’intérieur de la province de Rimouski : la Maison de la Charité à Rimouski et l’hôpital Notre-Dame-du-Lac. Par la suite, Le Foyer Colombien de Cap-Chat bénéficia de ses services comme remplaçante pendant trois mois et pendant 13 ans, elle travailla au centre hospitalier régional de Rimouski.
Le temps de la retraite venu pendant ses études durant son année Relais elle se prit un cours de coiffure. Cette spécialisation de la coiffure rendit bien service aux sœurs résidentes à la maison provinciale pendant plusieurs années.
Le bénévolat lui tenait à cœur. Elle s’est investie à l’Arbre de Vie, à Accueil maternité. Puis vient un appel pour des séjours courts en Haïti qu’elle a accepté de plein cœur en deux périodes différentes permettant aux sœurs missionnaires de là-bas de prendre un temps de repos et des vacances convenables.
« L’amour véritable reconnaît l’autre dans sa dignité, le respecte pleinement et lui permet de grandir dans l’autonomie et la liberté […] L’écoute et l’accueil de tous, les gestes de partage, de solidarité et de communion sont autant d’expressions de notre désir d’ouverture à Dieu et aux autres. » (Règle de vie, numéro 60)
Ses derniers temps, elle est devenue très fragile de santé, limitant beaucoup ses activités. Elle savait qu’elle pouvait rencontrer son Seigneur à un moment imprévisible et s’y préparait spirituellement en s’abandonnant à la volonté de Dieu et à sa miséricorde.

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