
Gilberte Jouadé est décédée le 5 septembre à la Ste Famille, à l’âge de 90 ans, dont profession 70 ans de profession.
Les obsèques ont été célébrées le 9 septembre, 14h30, à Kermaria.
Sœur Gilberte est décédée le samedi 5 septembre à la Sainte Famille à l’âge de 90 ans, après 70 années de vie religieuse.
Née le 5 février 1936 en Ille et Vilaine, à Lieuron, Gilberte est la 5e d’une famille de 13 enfants. A ses frères et sœurs, ses belles sœurs, ses beaux-frères, ses neveux et nièces, nous adressons notre sympathie et notre prière. Tous, savez combien Gilberte était attachée à vous et aimait vous retrouver à l’occasion des vacances et des fêtes de familles.
Pour Gilberte la famille revêtait un caractère sacré. Fière et solidement attachée aux souvenirs de son enfance, à vous tous dont elle a aimé prendre soin. Aînée des filles, Gilberte a tenu un rôle qui aura certainement forgé un caractère affirmé, débrouillard et volontaire.
Utile donc auprès des ses frères et sœurs, Gilberte, animée par un profond besoin de prière, quitte pourtant le nid familial peu de temps après la naissance du dernier et rentre au juvénat, à Kermaria à l’âge de 13 ans. A l’issue de ses trois années de postulat et noviciat, Gilberte fait profession le 12 mai 1956 sous le nom de Sœur Marie Chantal.
Dès le début de sa vie religieuse, elle travaille comme cuisinière. Un métier qu’elle aime et qu’elle aura l’occasion d’exercer au sein de structures variées et au-delà des frontières bretonnes. C’est à Arzon qu’elle fait ses premiers pas pour poursuivre à la clinique de Quimper, à Pacé, à Rome, à Riantec et au Conseil général à Paris. Une année de recyclage lui est proposée à Vimoutiers avant de reprendre sa mission de cuisinière à l’école d’infirmière de Tournai et revenir enfin en Bretagne à Plouhinec ainsi qu’au centre de Penboc’h. Au service des enfants, des sœurs, des étudiants, des responsables de la congrégation, Gilberte, courageuse dans son travail, s’adapte et sait trouver sa place en toute circonstance.
Parmi les témoignages recueillis auprès des sœurs qui l’ont particulièrement connue et dont elles ont partagé un bout de chemin, toutes s’accordent à dire que Gilberte était positive, gaie, entreprenante, disponible et toujours prête à rendre service. L’une d’entre elles se souvient des conduites qu’elle aimait faire pour permettre aux sœurs de visiter leur famille. Fidèle et assidue aux temps de prières communautaires, elle aime aussi suivre le chapelet de Lourdes, diffusé sur KTO.
D’un tempérament direct, à la répartie facile, Gilberte a pu parfois s’attirer quelques ennuis, mais cela ne durait pas car elle savait reconnaître ses torts.
Quand l’heure de la retraite est venue, Sœur Gilberte a d’abord rejoint la communauté de Guidel, de Vannes puis celle de Ploërmel. Devenue plus fragile, elle accueille son obédience pour Kermaria avec philosophie et s’installe à la communauté Pierre Noury en août 2024. Là encore son sens de l’adaptation lui permet de s’intégrer facilement et Gilberte retrouve avec émotion les chemins parcourus de son adolescence dans les allées de Kermaria qu’elle arpente quotidiennement jusqu’à l’ancien emplacement de la croix.
Elle participe activement à la plupart des animations proposées, se rend chaque semaine à la lingerie de la Sainte famille pour quelques travaux de couture, assure régulièrement la lecture le dimanche à la messe.
Nul doute, Gilberte a vécu pleinement ses deux dernières années à Pierre Noury, d’humeur égale et naturellement positive. Battante, Gilberte a cheminé jusqu’à son départ à la sainte famille avec courage, faisant fi de ses douleurs, bien décidée à poursuivre le chemin comme si de rien n’était. Mais l’accélération de la maladie a eu raison de sa ténacité et c’est à la sainte famille qu’elle s’est éteinte doucement samedi soir.
Merci Gilberte pour tout ce que tu as apporté à ceux qui ont croisé ta route. Nous comptons sur ta prière. Au revoir Gilberte.

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