Sr Béatrice OUELLET (Sr Marie du Rédempteur), 1919 – 2022

Que le Dieu plein de tendresse l’accueille

dans son Royaume d’amour miséricordieux.

Sr Béatrice est décédée à l’infirmerie de la Résidence des Filles de Jésus à Rimouski le samedi 3 décembre 2022 à l’âge de 103 ans, dont 82 ans de profession religieuse.


Ses Funérailles ont eu lieu en l’église Notre-Dame du Sacré-Cœur de Rimouski, le 16 décembre 2022.

Béatrice bénéficie d’un milieu familial très chrétien, favorable au développement du goût de la prière, qui  est comme naturel chez elle. Probablement, impressionnée par la visite des Sœurs missionnaires dans son école. Enfant, elle manifeste à ses parents son désir d’être religieuse un jour comme elles. Sa mère lui répond: «pour cela, il faut prier le petit Jésus».  À sa communion solennelle, elle prend la résolution d’aller à la messe de 6h30 tous les matins, même durant les vacances et ce, jusqu’à son entrée au noviciat.  Depuis, son enfance son attrait pour la vie religieuse demeure vivant. Ainsi, le 25 août 1938 elle entre dans la congrégation des Filles de Jésus et y fait profession.

Sa mission commence dans l’enseignement en 1re année primaire à l’école St-François d’Assise et au Pensionnat Notre-Dame-du-Cap, (Trois-Rivières).  En 1948, elle traverse l’Atlantique vers la France où, elle œuvre pendant 6 ans, d’abord à Paris au service de jeunes filles, puis au niveau d’une maternelle 4 ans, en garderie.  Après ce stage très apprécié, elle revient au pays, consciente d’appartenir à une congrégation internationale. Un souvenir demeure en mémoire vive, celui des témoignages déchirants des sœurs françaises, témoins du creuset sanglant de la 2e guerre mondiale décimant pères et frères sous leurs yeux.  À la prière de la paix à la messe, elle supplie Dieu de faire évoluer le monde entier, dans la paix.

De retour au pays,  elle reprend l’enseignement à St-Benoît-de-Packington et à St-Eusèbe (Témiscouata). Elle aime enseigner aux petits et dispense ses cours avec brio, en suscitant le goût de l’apprentissage scolaire, tout en ouvrant leur cœur à la découverte de Jésus.

En septembre 1962, elle est fondatrice avec trois consœurs, à la demande de M. Roland Rioux, curé de la paroisse de St-François-Xavier-de-Viger, qui désire une communauté religieuse à l’école primaire et secondaire qui porte son nom mais sans x.  Cette fois, la directrice affecte Béatrice en 7e année, fin du primaire.  Sous son tutorat ses élèves travaillent avec motivation et application en vue de leur réussite vers le secondaire.  À la démission de sa collègue de 1re et 2e année, le poste s’affiche, avec son ouverture de cœur vers les petits qu’elle aime, elle applique à ce poste et y est acceptée.

La réforme des nouveaux programmes du Ministère de l’éducation accentue sa passion pour l’enseignement.  Sans arrêt, elle se perfectionne à temps partiel et même pendant les vacances à la nouveauté des méthodes pédagogiques.  À partir de cette formation, elle relève plusieurs défis, celui de donner la méthodologie des mathématiques modernes avec réglettes à ses collègues de 1er cycle, lors des journées pédagogiques à la Commission scolaire dont elle fait partie.

Un second, lui vient sous l’incitation du président du Syndicat des Enseignant-e-s du Grand Portage, région 3. Il gagne son adhésion et la voilà présidente à la table des politiques de la convention collective au primaire.

Le meilleur à mentionner, lors d’un concours lancé aux élèves de 1er cycle primaire à toutes les écoles. L’objectif : bricoler la décoration d’un arbre de Noël selon la naïveté et la spontanéité de ces jeunes pour orner l’entrées du Centre culturel de Rivière-du-Loup, la durée du temps des Fêtes.  Elle recycle aidée de ses élèves les berlingots de lait de leur collation et dans les cours d’Art plastique, chaque enfant enjolive de motifs enfantins et fantaisistes aux couleurs vives les berlingots, qui remplacent les boules dans le sapins. À sa grande surprise, sa classe est choisie en 1ière position pour l’originalité de l’objectif.

Le temps de la retraite venu après 46 ans dans l’enseignement c’est l’occasion idéale pour faire une année doctrinale à Manrèse, Québec.

Par la suite, son engagement apostolique se dirige vers le bénévolat.  Pendant un certain temps, elle est membre du Comité retraite-mission.  Elle assure aussi, la formation des catéchètes du Comité d’école Riou qui préparent les enfants de 8 à 12 ans, aux sacrements initiatiques.

Puis, elle entre dans la phase où ses forces diminuent et qu’il faut bien lâcher prise.  En 2001, la Maison provinciale (Rimouski) devient définitivement son pied-à-terre.  Une chute avec fracture à la hanche l`amène à prendre conscience de ses limites malgré tous les efforts pour demeurer autonome. Voici un extrait de Lucienne, vice-provinciale, à ses 100 ans : «Chère Béatrice, ta seule présence nous fait du bien. Tu as compris que la mission n’est pas seulement dans le faire mais bien dans l’être. Que Dieu t’accorde encore plein de Bénédictions! Bon centenaire!»

103 ans, à la suite de Jésus en son humanité sur des chemins d’humanisme en humanisant et en se laissant humaniser en toute simplicité.

82 ans de vie religieuse en se souvenant selon le Père Noury :
«Que Jésus a vécu sur la terre dans une condition modeste et pauvre au service  des plus petits».  Règle de vie, p. 54

Hommage à Béatrice par Jeanne d’Arc

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