Sœur Marie-Anna ROY, f.j. (Marie Saint-Majorique)

Vice-province de Rimouski

Ma nécrologie

 

Très jeune, je savais m’émerveiller des beautés de la nature qui me parlaient de Dieu. Ma vie en est une de foi et de service dans l’obéissance. Je résume ma vie par le mot « service », selon la devise de ma profession : « toujours je sers ».

À l’âge de 11 ans, ma chère et vaillante mère, me garde à la maison pour l’aider dans ses tâches ménagères. Ayant obtenu mon certificat d’études primaires je désire beaucoup continuer à apprendre, mais je me soumets heureuse d’aider ma maman qui, malheureusement décède l’année suivante. Je n’ai pas encore 13 ans.

C’est la désolation dans la famille qui compte 7 enfants. Je ne me sens pas la force de prendre la responsabilité du soin et de l’éducation de mes frères et sœurs. La crise économique n’aide pas. Le travail est rare pour les gens qui ne possèdent pas de terre à cultiver.

Ma grand’mère maternelle me place dans la famille d’une de mes nièces dont la santé est fragilisée jeune mère de 4 enfants de 1 à 4 ans. Je m’y dévoue selon mes capacités. Je trouve le moyen de continuer à m’instruire, en lisant les livres de classe d’une de mes cousines qui me les prête pendant ses vacances. Je lis aussi les Encyclopédies de la Jeunesse prêtées par une tante. Je conserve de cette période de ma vie de très bons souvenirs.

À 17 ans je demande mon admission au noviciat des Filles de Jésus de Trois-Rivières et fait ma première profession religieuse en 1945. Après un an d’études et un an d’enseignement, je poursuis mon apprentissage académique à Montréal par l’étude de la Technique médicale. Diplôme en poche, je vais organiser les laboratoires de petits hôpitaux tel que : Chéticamp en Nouvelle Écosse et Notre-Dame-du-Lac dans le Témiscouata. En 1950, au début de septembre, ouverture des hôpitaux Laflèche à Grand’Mère et j’ai la tâche d’organiser le laboratoire de A à Z. Jusqu’en 1958, j’y travaille avec ardeur mais la maladie vient arrêter tout net mon service.

Après un temps de repos et convalescence, je vais à l’hôpital de Notre-Dame-du-Lac jusqu’en 1971. Est-ce le temps de la retraite ? Pas encore tout à fait bien que mes forces diminuent. Je réponds positivement à la demande d’être à la Maison provinciale de Rimouski pour aider aux soins des sœurs âgées et malades. À partir de 1990, c’est dans les petites communautés que je continuerai à servir.

En 2008, c’est la rentrée définitive à Maison provinciale, partageant la vie communautaire apostolique de mes compagnes dans la prière et la contemplation. Toutes nous nous préparons à entrer en possession « de l’héritage des Saints » promis par le Christ lui-même « à ceux et celles qui l’ont servi dans leurs frères et sœurs ». (Matt. 25, 40 ss)

 

Marie-Anna ROY, fille d’Arthur ROY et de Marie-Berthe DUBÈ,

née à Notre Dame du Lac , dans le Témiscouata, le 23 janvier 1926

Profession religieuse chez le Filles de Jésus le 4 août 1945

Décédée à Rimouski le 7 mai 2020

 

 

 

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