Colette GIROT (Sœur Mie Paule Cécile) 1943-2021

 

Nous sommes réunis dans cette chapelle pour dire un dernier adieu à Colette qui nous a quittés trop vite…

Colette est née le 03 mars 1943 à Gévezé dans une famille nombreuse. Après les études primaires, elle a fait le secondaire au juvénat Marie Immaculée de Kermaria.

Au début de sa vie religieuse, elle a enseigné quelques années en primaire, ensuite a poursuivi ses études tout en enseignant, puis a été professeur dans le technique.

En 1984, Colette part pour l’Afrique. Elle est affectée à Nkoteng au Cameroun où elle a laissé de profondes empreintes. Très engagée en pastorale, en alphabétisation, elle fait corps avec la population de déplacés du nord du pays, venus pour travailler dans la région. Elle découvre que de nombreux enfants n’étaient pas scolarisés. Elle inaugure « l’école sous l’arbre » qui est devenu par la suite, un important centre d’alphabétisation.

Colette a été « façonnée » par le mouvement « Service pour un Monde meilleur » Elle a beaucoup travaillé en ce sens avec des prêtres, des laïcs, des religieuses.

En 1991, elle accepte le service de provinciale de la province Afrique. Là aussi, elle se donne à fond. Personnalité très riche, audacieuse, Colette fonçait. Durant son mandat, elle a donné une bonne impulsion à la province, elle a ouvert la congrégation à l’accueil des filles africaines. Le noviciat a été inauguré à Bini-Dang. C’est elle aussi qui a ouvert la communauté de la Carrière, au cœur d’un quartier pauvre et populaire, à Yaoundé, puis une autre communauté à Tignères dans le monde musulman. Colette aimait relever des défis.

En 1997, à la fin de son mandat de provinciale, elle vit quelques années en France. L’appel de l’Afrique se fait sentir à nouveau. A la demande de l’évêque de Laî, elle part au Tchad où elle rend de grands services dans un centre de formation mais aussi à l‘évêché, dans l’enseignement catholique. Elle y vit seule, de nombreuses années, jusqu’à l’ouverture d’une communauté dans ce pays.

En 2011, avec un grand courage, Colette part pour une nouvelle aventure, à Bokakata, dans le diocèse de Basankusu en République Démocratique du Congo. Elle s’investit à fond, comme toujours, au collège catholique. Elle œuvre pour les jeunes de cette région si éloignée de la capitale et si abandonnée…
Elle y laisse sa santé. En 2018, la mort dans l’âme, elle renonce à l’Afrique et rejoint définitivement la France.

Après une année à Libos, au sud de la France, Colette s’en va vivre dans un foyer logement à Lassigny dans les Hauts de France. Elle devient spontanément aumônière et est très appréciée par les résidents. Ce fut sa dernière mission.

Colette, tu nous laisses désemparés par ce départ si brusque. Tu as rejoint le Seigneur. Nous savons que tu continueras à veiller sur l’Afrique, sur nos sœurs africaines qui t’ont tant appréciée et que tu as tant aimées.

Repose en paix.!

(Il y a quelques mois, Colette a demandé de lire ce poème ci-dessous lors de ses obsèques)

Départ

Je suis debout

au bord de la plage.

Un voilier passe dans la brise du matin

et part vers l’océan.

Il est la beauté, il est la vie.

Je le regarde jusqu’à ce

qu’il disparaisse à l’horizon.

Quelqu’un à côté de moi dit :

« il est parti »

Parti vers où ?

Parti de mon regard, c’est tout.

Son mât est toujours aussi haut,

sa coque a toujours la force

de porter sa charge humaine.

Sa disparition totale de ma vue

est en moi, pas en lui.

Et juste au moment où quelqu’un

auprès de moi dit :

« il est parti », il y en a d’autres qui,

le voyant pointer à l’horizon

et venir chez eux, s’exclament avec joie :

« le voilà »

c’est ça la mort.

William Blake

 

 

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