Une communauté en marche – Saint-Benoît fête ses 50 ans

Le 8 mai a vu les Filles de Jésus invitées à s’associer à la réjouissance à l’occasion du cinquantenaire de l’Eglise Saint-Benoît à Rennes, France. Les Sœurs qui ont fait partie de cette histoire étaient heureuses de rendre grâce à Dieu avec la paroisse.

Le 8 mai 2022, c’est jour de fête sur le quartier du Blosne à Rennes – la paroisse de Sainte-Elisabeth de Hongrie célèbre le 50e anniversaire de la consécration de l’Eglise Saint-Benoît. Dans la foulée de clergé et laïcs présents à cette mémoire, on trouve un groupe de huit Filles de Jésus qui ont une deuxième raison pour faire mémoire. Elles représentent les 59 Filles de Jésus qui ont cheminé avec cette communauté chrétienne depuis 1970. L’histoire et l’évolution de la « communauté en fête,revêtue dans sa large diversité », rappelle aussi l’histoire d’une présence fidèle de trois communautés de Sœurs. Tous et toutes peuvent rendre grâce pour « cette riche histoire de la fraternité vivante construite au fil des ans ».

 Jubilez, criez de joie !

Le programme du matin, commence avec une Messe festive présidée par Mgr D’Ornellas, l’Archevêque de Rennes. Ce dernier nous connaît bien et parle de ses visites pastorales à la paroisse comme « des visites d’un frère parmi ses frères ».  Dès son entrée avec le curé, le Père Vast-Amour Adjobi, et neuf autres prêtres qui ont participé à la charge pastorale au fil des années, on voit des sourires et la joie de retrouver des visages d’amis avec qui on a vécu une histoire commune.

Ce jour-ci, l’église est sur son trente-et-un, toute fleurie, et décorée d’une cinquantaine de drapeaux des pays d’où nous venons. De l’extérieur c’est une église basse et sobre, située au milieu des grands tours d’HLM. Le curé la décrit comme  « une présence du pauvre auprès du pauvre ». Mais, caché à l’intérieur, on trouve un autre aspect du quartier, sa capacité d’être ouverte et accueillante. Dotée d’une forme circulaire, elle est faite pour rassembler sa famille du Blosne autour de l’autel. Le jour des 50 ans, la communauté laisse tomber la sobriété, pour donner place à l’exubérance, et aux applaudissements. Les musiciens nous entrainent dans la louange et une vraie ambiance de joie s’installe.

Témoignages de vitalité et de l’espérance

Tous et toutes trouvent leur place dans la célébration, des petits enfants jusqu’aux plus ainés. Le déroulement de la célébration reste simple et spontané mais c’est évident que tout a été préparé soigneusement. Les talents ne manquent pas sur le Blosne et ça se voit dans :

  • la présence au début de la Messe des représentants de la communauté musulmane, venus témoigner de leur soutien et d’une « relation fraternelle basée sur le respect mutuel ».
  • « La Messe du Blosne » composée pour l’occasion par le Père Ndaroumba, et le chant du Père Adjobi, « Prendre soin, un pas de plus dans l’Amour » qui nous parle de la foi en action.
  • La procession des offrandes qui comprend même un balai et où on rend grâce au Seigneur pour tous les bénévoles qui « par leur service contribuent à la communion fraternelle ».
  • La prière du cinquantenaire qu’on récite ensemble et qui bénit le Seigneur pour « hier, aujourd’hui et pour l’avenir qui s’ouvre avec une génération fervente et missionnaire pour demain ».
  • La transmission à la fin de la Messe de la flamme du cinquantenaire, passé d’un paroissien de 89 ans, à une jeune de 23 ans qui a vécu l’éveil à la foi et qui accompagne aujourd’hui cette proposition paroissiale.
  • Le beau livre* illustré de 60 pages, dessiné et mise en page par un paroissien graphiste et artiste. Ce livre plein de témoignages et de souvenirs, trace l’histoire de la paroisse et de son insertion dans le quartier.

La contribution des filles de Jésus

C’est émouvant dans tout ça de reconnaître la contribution de nos Sœurs. Comment ne pas donner une place d’honneur à l’implantation en 1970 de l’école maternelle et primaire Saint-Armel et d’une communauté de Sœurs au 10e étage d’un des tours du quartier.

A l’époque le projet a suscité des réticences et des incompréhensions mais la Congrégation a tenu à :

  • S’investir dans cette école ouverte à toutes les catégories sociales et à toutes les religions et nationalités.
  • s‘enraciner sur un nouveau secteur au plus près d’une population ouvrière et issue de l’immigration.

L’école n’est plus à nous mais elle continue à fleurir. L’esprit d’accueil et de respect des différences que les premières Sœurs ont insufflé continue à l’animer.

Le désir de rester «ouverte et accueillante au quartier, au monde, à l’universel » se trouve aussi dans d’autres témoignages de l’engagement des Sœurs dans des activités diverses – la pastorale, la catéchèse, les arts plastiques et la vie associative multiple de ce qu’on a toujours appelé la ZUP Sud (Zone à Urbaniser en Priorité). Tous parlent de notre choix « d’avancer ensemble avec patience et humilité dans un chemin de dialogue, de vérité, d’humanité … pour l’annonce du Royaume ».

Les Soeurs présentes à la célébration

 derrière : Srs Simone Roselier, Elisabeth Blanc, Rhona Burns, Madeleine Menier, Lisette  Mazo

      devant : Srs Yvonne Hindré, Annick Faou, Odile Le Faucheux

 

La fête continue

Après la Messe, la fête continue bien sûr. Un apéro sur le parvis de l’église nous permet de saluer chacun(e) et de prendre des nouvelles. Ensuite, on prend le sentier vers l’école Saint-Armel qui se trouve derrière l’église pour un repas partagé, suivi d’un après-midi festif.

Là, on peut parler d’une version moderne de la multiplication des pains : 60 personnes inscrites pour 150 présentes ! En tout cas tout le monde est servi par des bénévoles attentives, et tout le monde a à manger. 

Les jeunes nous régalent du karaoké et le Père Adjobi nous révèle son talent pour la danse bretonne. 

Tournés vers l’avenir

Aujourd’hui le quartier du Blosne n’est plus comme c’était il y a 50 ans, la paroisse non plus. Les grands projets de construction actuels autour de l’église sont un signe de l’évolution continuel du secteur. La population a changé aussi avec des vagues successives d’immigration. Mais la population qui habite le secteur a tout autant besoin de l’annonce de la Bonne Nouvelle qu’il y a 50 ans. Le terreau a changé mais la communauté chrétienne, y compris les Sœurs encore présentes, a la même mission d’évangélisation. L’Archevêque a vivement encouragé Roseanne, la jeune femme qui a reçu la flamme, à continuer sa route en vue de la passer, d’ici 25 ans, à un autre plus jeune qu’elle. Avec tous les signes de vitalité qu’on a vus le 8 mai, l’Archevêque a bonne raison d’espérer.

« L’avenir, c’est bien cela qui se dégage aisément

de la célébration du cinquantenaire de St Benoit,

pleine d’espérance. »

*Pour se procure le livre du cinquantenaire (à 10 Euros) : contact@sainte-elisabeth-rennes.fr

Sr Rhona Burns fj,

Pour toutes les Soeurs

qui ont servi sur le Blosne

3 Commentaires

  1. Merci à vous pour ce partage….qui montre que ,en tant que Filles de Jésus implantées en ville ,moyenne ou grande, nous savons encore nous incarner dans une paroisse, plutôt que papillonner dans diverses églises….comme il arrive parfois…Longue vie à la paroisse ST Benoît… Une Filles de Jésus bien située dans sa paroisse ….

    Réponse
  2. Merci Rhona pour cette relation fidèle de la grande fête du cinquantenaire de l’église Saint Benoît. Oui, ce fut une grande fête pour toute la paroisse. Nous en garderons un très bon souvenir.

    Je signale tout de même que sur la photo, à l’arrière, il s’agit de Simone Roselier que les Filles de Jésus auront reconnue, une ancienne aussi de la paroisse. Marcelle Cotais n’a pu être présente.

    Encore merci Rhonda de partager à tous ce grand engagement des Filles de Jésus au long de 50 ans… Lorsque j’ai remis au curé la longue liste des Filles de Jésus présentes ou ayant travaillé sur la paroisse, il a eu cette réflexion : “vous avez semé, vous les Filles de Jésus…
    Madeleine

    Réponse
  3. C’est une source d’espérance de sentir la vitalité d’une paroisse comme la vôtre ; réconfortant aussi de relire les traces laissées par les communautés et les sœurs qui ont marqué la vie des quartiers…
    C’est si important de faire mémoire pour pouvoir rendre grâce !

    Réponse

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