Mon expérience vécue dans différents espaces de mission

Micheline, novice chez les Filles de Jésus est très heureuse de nous partager ce qu’elle vient de vivre pendant son temps de stage dans différents espaces de mission.

J’ai vécu deux mois et demi de stage avec différentes associations, accompagnée et soutenue par la communauté Filles de Jésus d’Yerres, ou j’étais envoyée :  

« Aux Captifs, la libération »

Les deux mois et demi de stage que j’ai vécus aux « Captifs la Libération » m’ont permis d’être présente avec tout ce que je suis aux côtés des itinérants en proie à l’alcool et à la drogue.

Cette proximité aura été une occasion exceptionnelle d’approcher une réalité vraiment inattendue, inconnue pour moi, de me laisser toucher par leur souffrance, prendre du temps pour être avec… les écouter ou manger avec cette catégorie de personnes marginalisées et rejetées de la société. Au début, j’avais peur à cause de la violence physique que les habite. Le premier contact a été un choc, mais très vite, on a vécu une familiarité dans le respect mutuel.

 En collaboration avec les autres bénévoles, et les responsables de la structure, je crois avoir passé un moment de mission où mes paroles, mes gestes, mon apparence corporelle et ma vision du monde et de la réalité devenaient le véhicule même de l’annonce de l’Évangile.

Le regard posé sur les autres me renvoyait à ma propre humanité et m’incitait davantage à l’accepter, à l’aimer et à en prendre soin comme un don divin.

Au Secours Catholique

Au Secours Catholique de la paroisse de Yerres, qui se trouve à vingt kilomètres au sud-est de Paris, j’ai participé aux activités de distribution de vêtements, et de nourriture aux nécessiteux. Ma présence dans cette association qui travaille à donner de la joie, de l’espoir aux migrants et aux pauvres, était une source pour partager la vie, échanger des informations sur l’Afrique et sur les réalités de la France; je peux dire que c’était une ouverture culturelle.

L’image d’un couple sans abri et sans ressources avec un enfant et dont la femme était enceinte ne quitte pas mon esprit. Cette situation continue d’évoquer en moi l’Évangile de Mt 25,31-46, « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”  Texte qu’on avait lu le dimanche du Christ Roi de l’univers.

« La Table ouverte »

À « La Table Ouverte » où sont distribués des repas, j’ai été en contact avec une autre catégorie de personnes qui avaient besoin de nourrir le corps. Ce qui m’a marquée, c’est le fait de voir des personnes partir de loin, de Paris pour venir prendre des repas à Yerres.

Pour arriver, il faut compter trois heures de train, quand ils ont les moyens de payer le billet, sinon ils marchent à pied. Et quand je pense à des foules d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent de malnutrition ou de faim, je ressens la mission de travailler pour mettre l’homme debout à la manière de Jésus compatissant et miséricordieux.

EHPAD Sofia et Sodia

Dans l’EHPAD, j’ai vécu une belle expérience avec des personnes âgées et fragiles. Cependant, j’ai ressenti ce choc culturel en tant que congolaise de voir des papis et mamies séparés de la famille. À voir l’attention que leur voue le personnel, j’étais moi-même dynamisée et disponible de tout mon cœur à leur être utile. Les moments de prière ou de célébration eucharistique étaient des plus agréables ; certaines de ces personnes se sont intéressées à ma formation, et d’autres me disent : « Nous prions pour ta vocation ».

Tout ce que j’ai vécu reste pour moi une expérience très profonde, parce qu’elle m’a permis de vivre le charisme de notre Congrégation Filles de Jésus : « Honorer l’Humanité Sainte du Fils de Dieu. » (Règle de Vie no 3)

Les différents lieux d’apostolat ont été révélateurs de mes fragilités, mes richesses, mes dons et de tout ce dont j’ai besoin pour continuer à grandir, spirituellement et humainement.

Mes pieds devenaient un instrument pour accompagner et échanger avec les sans-abris qui vivent dans les rues de la ville de Paris et au sud de la capitale.

« S’efforçant d’imiter ses vertus, particulièrement sa charité, …et à soulager les malades » Règle de Vie V. 3

Micheline Mposa

Novice Filles de Jésus

Pavillon-sous-Bois, France

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