Gérer nos finances pour aider les autres

 

Début juillet, les membres de la Commission Economique Internationale des Filles de Jésus se sont réunis à Paris, rue d’Arras, pour leur rencontre bisannuelle. Sœurs Mary Clare Mason et Denise Lirette, nous parlent de la session et du travail de cette Commission.

 

“Mary Clare, est-ce que vous pouvez nous parler de la composition et du rôle de la Commission ?”

 

Mary Clare Mason : ” En gros, la Commission Economique Internationale est chargée d’examiner les demandes d’aide financière pour les projets liés aux œuvres et à la mission de la Congrégation. Notre travail consiste à examiner la meilleure façon d’y parvenir. Sous la direction de Sœur Anne Marie Monneraye, Econome générale, les membres représentent leur Province ou District au sein de la Congrégation – Michelle Esquie pour la France / Belgique, Ruthina Francis pour l’Afrique, Denise Lirette pour le Canada et Maura Rodriguez Ordonez pour l’Amérique latine. Cette année, on a eu deux nouveaux membres à la Commission – moi-même pour l’Angleterre et Cordelia Pierre pour la Dominique. Sans oublier Madame Marie Anne Charre, Assistante d’Anne-Marie et Sœur Marie Yvonne Fontaine, notre ancienne Econome générale, qui se sont jointes à la commission pour quelques sessions. 

 

Un regard vers l’avenir à partir du passé

 

 “Alors, quand vous vous rencontrez, comment procédez-vous ?”

 

M.C. : ” Après une introduction générale les uns aux autres et au calendrier proposé pour la semaine, nous avons commencé par passer en revue certains documents, données démographiques et bilans financiers qui servent de base et de référence à notre travail :

 

  • La Règle de Vie de la Congrégation, les Actes du Chapitre de 2016 et des documents de l’Eglise sur la gestion des finances au sein des Instituts religieux.
  • Une présentation sur la démographie de la Congrégation projetée jusqu’en 2028, soulignant notre propre fragilité en ce qui concerne le personnel et les besoins que cela soulève pour l’avenir.
  • Les bilans financiers des trois fonds investis en France, au Canada et en Angleterre. Tous les trois montraient un solde positif, donc nous étions en mesure d’examiner les projets et les demandes de financement à venir.

 

Les réunions de la Commission sont également l’occasion d’examiner les projets que la Commission a déjà soutenus au cours des deux dernières années. On se demande :

 

  • Est-ce qu’ils ont répondu aux critères énoncés dans la Charte ?
  • Pouvons-nous mesurer les résultats par rapport aux attentes de la Commission ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne sont pas seulement les Provinces du Sud qui bénéficient du fonds. Au cours des deux dernières années, le Fonds de Solidarité a également soutenu :

 

– Le pèlerinage international du Juniorat “Sur les traces de nos fondateurs”.

– Le Conseil de Congrégation

– Une réunion et session de formation de l’équipe international du site web

 

Partager nos biens avec les autres

 

 “Que est-ce que vous avez cherché dans les demandes d’aide que vous aviez reçues ?”

 

M.C. : “Cela s’est fait dans une session pratique où nous avons étudié les demandes envoyées à la Commission, principalement de la Province d’Afrique. Il s’agissait de poser des questions pertinentes telles que :

 

  • Est-ce que la demande est conforme aux directives de la Congrégation, de l’Église et aux besoins du monde d’aujourd’hui ?
  • Est-ce qu’il y a un lien avec les Objectifs de Développement Durable fixés par l’ONU en 2015 ? 

 

L’une de nos principales préoccupations en tant que Commission est l’entretien continu d’un projet. Qui s’en chargera, y aura-t-il un apport financier local de la part des personnes auxquelles le projet est destiné, l’Église jouera-t-elle aussi son rôle ?

 

 

La demande de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, en est un exemple intéressant. Ici, les Filles de Jésus soutiennent le Centre d’Alphabétisation Saint Joseph de Kermaria  dans un quartier très pauvre où les familles ont très peu d’argent à dépenser pour payer la scolarité de leurs enfants. Le soutien de la Commission a été demandé afin d’acheter des machines à coudre, du matériel et des fers à repasser. L’objectif est de permettre aux jeunes élèves d’acquérir une qualification en couture et rattraper les connaissances de base qu’ils n’ont pas acquises au cours des années précédentes. Les deux en vue de leur donner un sentiment d’espoir et un moyen d’obtenir un emploi et donc aider leur famille.

 

Travailler en partenariat

 

 “Denise, je crois que vous avez aussi invité un intervenant de l’extérieur. Pouvez-vous nous parler un peu de cette session ?”

 

Denise Lirette : “Oui, nous avons passé une matinée très intéressante avec M. Laurent Chèreau qui nous a parlé de ” Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement ” (SIDI). Il s’agit d’une société anonyme solidaire créée en 1983 dans le but de promouvoir une économie sociale et solidaire en consolidant les activités économiques individuelles et collectives, initiées localement dans les pays du Sud et de l’Est.

 

La Congrégation participe financièrement à soutenir divers projets par le billet de la microfinance depuis 2009. C’est une façon de travailler avec d’autres partenaires pour permettre à des individus ou des groupes à se prendre en main. En faisant un pas de plus, la SIDI créa une démarche appelée la ” Transition Ecologique et Sociale ” pour soutenir des projets potentiels qui répondent aux critères de protection de l’environnement, l’équité des revenus et qui sont socialement responsabl 

 

Un temps pour se détendre

 

“Mary Clare, c’est vrai qu’on vous a accordé un peu de temps libre ?”

 

                       

M.C. :Oui, le groupe a bravé la canicule et a pris un après-midi de congé pour voir quelque chose de Paris avec un choix intéressant de lieu – La Défense, le quartier financier à l’ouest de Paris !  Ici, nous avons eu la chance d’admirer l’architecture éblouissante des tours et l’église très moderne de Notre Dame de Pentecôte. La visite d’une exposition de photos sur le toit de la Grande Arche, ” Legacy –  le patrimoine que nous laissons à nos enfants “ nous a donné encore une autre perspective sur notre mission. Dans cette première grande rétrospective, le célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand, travaille à sensibiliser le public et à développer des solutions concrètes pour un mode de vie plus responsable, respectueux de la planète et de ses habitants. À bien des égards, il pose les mêmes questions que la Commission Economique Internationale. :

 

 

  • Quel héritage laissons-nous à nos enfants ?
  • Qu’allons-nous transmettre aux générations futures ?
  • Quelle est notre responsabilité ?

 

Puis, après un dernier bilan de la session et un regard vers l’avenir, nous nous sommes détendues avec une courte soirée sociale en compagnie du Conseil général et de la communauté. Une bonne fin à une semaine de travail intense mais fructueuse !

 

 

Srs Mary Clare Mason and Denise Lirette fj

Print Friendly, PDF & Email
Publié dans Actualités, Evènements

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Share This