Une Expérience de Carême

Le Pardon comme expérience de Résurrection

Dans un des milieux d’insertion, je fais une pastorale  » d’écoute » pour des personnes en situation de violences particulièrement avec de jeunes femmes de 20 à 25 ans. J’ai trouvé beaucoup de expérience de carêmedouleurs physiques et morales: haine, abandon, incompréhension et en tout cela de grandes expériences de Dieu qui m’interpellent et m’aident à vivre mieux ma vie spirituelle. En définitive, c’est là que j’ai rencontré Dieu.

Une femme de 21 ans, mère de trois enfants, elle-même blessée, a réussi à aider et donner vie à son tortionnaire et à l’agresseur de sa mère et de son frère qui lutte entre la vie et la mort dans un hôpital…. Pleine de sang elle le conduit à l’hôpital, elle crie et demande de l’aide pour qu’on le sauve et qu’il ne meure pas mais qu’il vive. En plus elle prie pour qu’il récupère et change. Je pensais, comme la majeure partie des gens, qu’il meure pour qu’il ne fasse pas tant de mal aux personnes. Mais comme disait Jésus:  » Tu penses comme les hommes et non comme Dieu.  » Cette femme simple sent le refus pour tout le mal qu’il lui a fait et elle veut l’aider pour qu’un changement se produise en sa vie car elle connaît son histoire et elle veut lui rendre le bien pour le mal.

Herminda 1

Durant le Carême j’ai réfléchi et depuis une petite souffrance j’ai dit à Dieu:  » Le mien n’est que le 10% en comparaison de ce que a souffert cette femme et il m’en coûte de pardonner…? J’ai décidé de prier et de pardonner à tous ceux qui m’ont offensée pour que je retrouve la joie et la tranquillité en me souvenant des paroles du Pape dans sa prière pour être miséricordieux:  » Que jamais ma langue ne parle des situations négatives de mon prochain mais que j’aie une parole de consolation et de pardon pour tous. »

Me revient en mémoire que les pauvres nous évangélisent, nous poussent à pardonner et à rendre le bien pour le mal. Il y a toujours quelque chose à retirer de chaque expérience.

C’est au centre de notre cœur que nous trouvons la paix.

Herminda Gonzalez Arevalo

1 Commentaire

  1. Merci Herminda pour ce partage qui fait réfléchir. Dès que nous sommes blesséEs, il est difficile de pardonner. Le Christ pourtant nous dit que c’est un signe de notre chrétienté. L’offense n’est pas oubliée mais le pardon apporte une paix intérieure et la possibilité de « retourner à la vie », pour la personne offensée que l’offenseur.

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