Maria Rita Zortea (Sr Marie Bernadette Zortea) 1927 – 2023

Que le Dieu plein de tendresse l’accueille dans son Royaume d’amour.

Sr Marie Bernadette est décédée ce 13 Juin à la communauté de Vaylats, à l’âge de 96 ans, et 67 ans de vie religieuse .
Ses obsèques ont eu lieu le jeudi 15 Juin à 15 H à la chapelle de Vaylats.

Maria est née le 16 octobre 1927 à Négrepelisse, Tarn et Garonne, dans une famille arrivée récemment d’Italie.

Les parents sont venus en France pour le travail. Des connaissances italiennes leur avait trouvé du travail à Négrepelisse où ils sont restés quelques années avant d’acheter une propriété à Albias (commune voisine).

Deux enfants arrivent : Gino et Maria.

Maria suit sa scolarité à l’école de Négrepelisse, puis après le certificat d’études et l’arrivée à Albias, elle travaille à l’école Catholique Saint Pie X ; école tenue par les Filles de Jésus de Vaylats, et fait des ménages chez le notaire de l’époque.

C’est dans ce contexte familial que les parents imprègnent leurs enfants de la culture et des coutumes italiennes. Cette culture et ces coutumes sont restées très présentes tout au long de la vie de Maria : parler italien était une joie pour elle….Cuisiner et partager une polenta le dimanche : un vrai plaisir….

Mais surtout, Maria reste marquée par la prière en famille, à la paroisse et à l’école. La dévotion à la Vierge Marie tient une grande place dans sa vie ; le chapelet accompagnera son chemin et en particulier ses longues années d’immobilisation et sa fin de vie. Cet attachement à la Vierge Marie l’entraîne à faire de nombreux pèlerinages à Lourdes, en vélo avec son amie Marinette (devenue aussi Filles de Jésus)

Très jeune Maria désire entrer chez les Filles de Jésus mais sa maman est très réticente. La ferme volonté et le caractère affirmé, un peu têtu même de Maria, ont eu raison de la résistance de sa mère et ont fait sauter les barrières malgré son attachement profond à sa famille.

Elle entre à Vaylats chez les Filles de Jésus en août 1953. Elle prononce ses vœux en août 1956 et prend le nom de Marie-Bernadette.

Dès septembre 1956, c’est l’envoi au service de l’accueil à la communauté de Vaylats : mission polyvalente dans de multiples services. Nous la voyons femme discrète, secrète même, mais accueillante, bienveillante, toujours disponible, prête à rendre service, très présente à ceux qui sonnent à la porte de la grande communauté : amis, voisins, malades….

Après quelques années à Vaylats, nous la suivons à l’Evêché de Cahors où sans être dépaysée, elle rejoint la communauté et retrouve le service d’accueil qu’elle apprécie. Elle poursuit là son chemin de service avec la même fidélité, toujours aussi affable et présente à tous.

Pendant ce temps, dans sa famille, les situations évoluent : le décès du papa et de son frère Gino laissent la maman seule à la maison. Après réflexion et concertation, la décision est prise : Marie-Bernadette rejoint sa maman à Albias et l’accompagne pendant 5 années jusqu’à sa fin de vie.

Après le décès de sa maman, une nouvelle obédience l’envoie à l’Evêché de Montauban (Tarn et Garonne). Malgré un contexte différent, Marie-Bernadette s’adapte facilement et les relations se nouent avec le personnel, avec les personnes qu’elle visite dans le quartier ou à l’hôpital.

C’est au changement de l’Evêque de Montauban que la communauté quitte l’Evéché. Marie-Bernadette va rejoindre la communauté de Négrepelisse tout en restant fidèle à ses relations avec les personnes qu’elle accompagnait avec assiduité et attachement. Malgré sa disponibilité et sa générosité, les ruptures avec ces relations ont été difficiles à vivre car elle n’avait plus la même autonomie pour ses déplacements.

Puis c’est la communauté de Vaylats qui l’accueille à nouveau. Elle effectue divers petits travaux, toujours dans le calme et le silence qui la caractérisent.

Progressivement elle devient de plus en plus dépendante et reste longuement dans sa chambre tout en participant à l’Eucharistie et aux rythmes de prières de la communauté.

Ses dernières années, après plusieurs chutes, elle reste alitée de longs mois puis elle entre dans une totale dépendance : une longue période de « présence-absence », qui la met semble-t-il déjà, entre les mains du Seigneur qui l’accueille aujourd’hui dans la paix. Prions avec elle.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 × deux =

Un peu
d'histoire

Notre
Spiritualité

Rejoindre
notre famille

Nos
communautés

Newsletter

Inscrivez-vous si vous désirez recevoir la lettre d’information de la Congrégation

Share This