Soeur Odette MERDY (Julienne Maria)

Mot d’accueil d’Odette MERDY (Jeudi 9 août 2018)

 

Odette MERDY, en religion Sœur Julienne Maria est née en 1927 à St Caradec Trégomel. Elle est l’aînée d’une famille de 7 enfants, 6 filles et un garçon.

Elle rentre au postulat en 1945 et fait profession le 4 août 1947.

Toute sa vie religieuse, se jouera en musique dans les collèges et les écoles primaires. A cette époque, l’éducation musicale prend de plus en plus sa place. Après 3 ans d’études à l’Institut de pédagogie Musicale à Angers, elle se verra confier des cours de musique à Vannes Sacré-Cœur et Ste Anne de Conleau, Quimper Ste Thérèse et Kérustum.

Un nouveau recyclage à Angers l’oriente vers la pastorale en Paroisse : la liturgie (son sens), le chant, la chorale, la décoration florale, l’animation. Elle sera successivement envoyée au Faouët, à Plouay puis Pontivy : présence précieuse pour le chant, l’animation et l’accompagnement à l’orgue. Sa marche missionnaire l’amènera au Cameroun pour 4 années, puis à la Rue d’Arras à Paris, où elle sera une musicienne active et compétente à la Paroisse St Séverin.

Odette sera heureuse de vivre des expériences communautaires « au périphérie », dit-on aujourd’hui, à Quimper, Pontivy et Vannes : envoyée pour être présence d’Eglise parmi une population en difficultés.

A Vannes, avec 2 filles de Jésus, elle rejoindra régulièrement élèves et enseignants, d’une petite école d’un quartier HLM et de baraques, population en marge de la ville. Elle était heureuse de dispenser ses connaissances musicales à ces enfants défavorisés, qui parfois lui faisait sentir que ses cours étaient un peu longs et pour la limiter, ils lui disaient gentiment « au revoir, Mère Julienne ».

Un autre bonheur de sa vie, les années qu’elle aura vécues avec nos sœurs ainées à Kermaria, pour l’animation liturgique et le partage de ses compétences musicales (orgue, et bien autres choses…).

Odette, tu restes pour ceux qui t’ont connue « une femme qui savait ce qu’elle voulait, qui avait une forte personnalité, une grande vitalité », exprime une amie. Tu as été une personne agréable à vivre, simple dans tes relations, attachante et gaie, fidèle en amitié. Est-ce la musique qui t’a donné cette rigueur qui était la tienne ? Tu aimais les choses bien faites, peut-être un peu trop parfois, pour tes compagnes, mais en musique, pas de demi- mesure ! Etre au service des autres, entraine « ombre et lumière ».

Tu donnais beaucoup d’importance à des temps de prière personnelle. Si le dimanche vous ne sortiez pas, tu aimais te réfugier à la Chapelle. Tu as aidé beaucoup de sœurs, à prier par le chant, oui, la musique peut conduire à Dieu. En animant les chorales, tu permettais de faire découvrir aux participants, que chanter c’est prier deux fois.

Un désir t’habitait, vivre simplement en se contentant du nécessaire.

Ces dernières années, la santé d’Odette s’est dégradée, elle se sentait diminuée et en a beaucoup souffert.

Nous avons été heureuse pour Odette, que sa famille ait pu l’accompagner de leur présence, ces jours derniers. Ses liens avec vous, ses sœurs, et toute la famille étaient forts et c’était réciproque.

Par-delà ce chemin de vie d’Odette, rendons grâce pour tout ce qui a été « Germe du Royaume ». Recevons l’Appel à reconnaître la présence agissante de Dieu, là où on ne l’attend pas, jusque dans nos fragilités. Merci et à Dieu, Odette.

2 Commentaires

  1. Je remercie Dieu d’avoir rencontré Odette, Sœur Julienne, d’avoir participé à des stages de musique ensemble dans notre jeunesse..
    C’est un vrai choc de te voir partir… Attends-nous au ciel.. et aide-nous sur terre.
    Francine YHUEL

    Réponse
  2. Une anecdote sur Sœur Odette, que nous avons bien connue et appréciée lors de son passage à Quimper … Mon histoire doit avoir 50 ans + ou – 1 an …
    Nous demeurions (44, rue Pen ar Stang à Quimper) sur le même palier que sa communauté (Michèle Paul, Anne-Marie Le Roch et Thérèse Davenel) …
    L’appartement des soeurs n’était pas encore équipé de télévision … et nous avions invité Odette, Michèle et Thérèse à regarder le film « Au risque de se perdre », en notre compagnie …
    Ce film raconte la vocation et les tribulations d’une jeune religieuse, incarnée par Audrey Hepburn … L’acteur masculin vedette est Curd Jurgens … Certains passages peuvent sont assez crus, notamment celui où la jeune religieuse doit battre sa coulpe en présence de ses sœurs en religion .
    A la fin du film, nos trois invitées commentent … la plus jeune, née en 1948, Thérèse en 1er : « Oh mon Dieu, quelle horreur ! Comment a-t-on pu réaliser des films comme ça … Quelle outrance ! »
    Michèle Paul, née en 1938, 10 ans plus tôt, tempère l’appréciation de Thérèse … « C’est effectivement un peu exagéré, mais j’ai connu des situations comparables … »
    Et Sœur Odette, native de 1927 et entrée en religion au lendemain de la guerre, départage Thérèse et Michèle : « Tout est vrai dans ce film ! J’ai connu toutes ces situations ! Il n’y a rien à retirer ! »
    À bientôt Odette, nous t’aimons et toutes tes sœurs du 44 rue Pen ar Stang aussi !

    Réponse

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