Sœur Marie-Marthe PELLETIER (Julien Maria) 1921-2021

 

Marie-Marthe (Dorilla) PELLETIER, fille de Narcisse Pelletier et de Marie-Anne Dion,
née à Cap-Chat (Gaspé Nord) le 30 septembre 1921.
Profession religieuse chez les Filles de Jésus le 4 août 1942,
décédée à Rimouski le 25 juin 2021.

Le 10 septembre 1921 naît Marie-Marthe 5ième d’une famille de 10 enfants demeurant à Cap-Chat en Gaspésie au Québec. Ses parents Narcisse Pelletier et Anne Dion profondément chrétiens lui transmettent cet héritage de foi et de piété.

En août 1940 elle entre au noviciat des Filles de Jésus au Trois-Rivières. La séparation des parents, frères et sœurs, des élèves et de la mer si vaste lui cause l’épreuve d’un ennui qui dure cinq mois. L’obstacle vaincu, elle oriente ses efforts vers une longue montée toute au Seigneur. Elle fait profession sous le nom de Sœur Julien Maria le 4 août 1942.

Témoigner de la longue vie de notre sœur Marthe Pelletier est pratiquement mission impossible tant son zèle apostolique était absolu, ses engagements innombrables, sa capacité de transformer des situations potentiellement désespérées en lieu de vie et de solidarité. Un passage de notre Règle de Vie reflète bien sa vie : Nous cherchons à nous enraciner dans les milieux modestes avec une tendresse particulière pour les plus pauvres .RV,10. Sa tendresse était créative, audacieuse, constructrice, transformatrice.

Autant dans ses premiers engagements dans l’enseignement au Québec, que dans les 25 ans de pastorale sociale au Honduras, ou dans les quelques années en Alberta auprès de familles d’immigrés latinos américains elle a su rejoindre les gens au cœur de leur vie. Les écouter, et avec eux trouver comment créer des solidarités nouvelles et porteuses de vie.

Pour mieux apprécier son sens de la mission il faut lire Histoire d’une vie, le récit qu’elle a fait de ses 25 ans de vie missionnaire. Elle a participé à la formation de communautés ecclésiales de base, à créer au cours des Célébrations de Parole des lieux de discussion autour de problèmes communs ou personnels, de projets constructifs. Des lieux où on apprend à s’aimer, à collaborer, à reconstruire et à se reconstruire. La promotion de la femme est aussi au cœur de ses actions transformatrices.

La Parole de Dieu qui a fondé la vie de Marthe est celle-ci : « Quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. »Mt 19,29.

Elle a bien reçu ce centuple promis, à partir de ses nombreux talents elle a multiplié les lieux de rencontre et de vie renouvelée, avec un enthousiasme contagieux et porteur de fruits. Elle a vraiment, selon notre RV, 11 « contribué à faire connaître le Dieu de Jésus Christ, à faire naître des communautés de croyants, à construire l’Église afin que vienne le Royaume.»

Que le Seigneur t’accueille dans sa joie et sa paix.

 

 

 

 

 

2 Commentaires

  1. Gracias sor Martha por lo que nos regalo de vida en nuestro país Honduras. Descanse en paz

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  2. Une longue vie d’engagement que celle de soeur Doril. C’est ainsi que l’appelait sa soeur Édith. Ma conjointe Constance et moi nous nous occupons d’Édith depuis cinq ans. Une autre de leurs soeurs, Marcelle, avait 100 ans à son décès. Exceptionnelle longévité dans une même famille. Nous ferons un effort pour être à Rimouski le 26 juillet pour un dernier salut à soeur Doril. Merci à vous de l’accompagnement jusqu’au bout de son parcours.

    Réponse

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