
À la Résidence Lokia, Trois-Rivières, est décédée le 22 mars 2026, Sœur Madeleine Aylwin, fj à l’âge de 91 ans dont 66 ans de profession religieuse. Les funérailles ont eu lieu le samedi 11 avril 2026
A Ste-Thècle, le 18 mai 1934, le couple Alphonse Aylwin et Albertine Audy accueille la neuvième enfant de leur famille qui en comptera douze. Madeleine, au contact de sa famille, est façonnée par les valeurs qui y sont vécues : l’esprit de foi, la fidélité à la messe dominicale, la récitation du chapelet, le sens des responsabilités, le service gratuit, le dévouement.
Madeleine fait son cours primaire à l’école du rang et son cours secondaire au couvent dirigé par les Filles de Jésus. Après deux années d’enseignement à sa paroisse natale, à l’âge de 22 ans, elle entre au noviciat des Filles de Jésus à Trois-Rivières où elle fait sa profession religieuse en 1959 et reçoit le nom de Sœur Angèle de Marie.
La mission de Sœur Madeleine se situe d’abord dans le domaine de l’enseignement et ce, durant 23 ans. Après des études à l’École Normale Val-Marie, elle obtient un Brevet A en 1966 et plus tard, tout en enseignant, elle prépare un baccalauréat spécialisé en linguistique française à l’Université Laval.
Durant ses années d’études et d’enseignement, S. Madeleine a vécu dans diverses paroisses du diocèse où elle appréciait se faire proche des gens et s’impliquer dans le travail paroissial. Notons quelques paroisses : St-Alexis-des-Monts, St-Joseph de Mékinac, St-Tite, Ste-Thècle, St-Maurice.
En 1969 Madeleine écrit : « Suite à un bris de contrat avec la Commission scolaire pour un surplus d’enseignants, je me retrouve avec le statut de nouvelle enseignante, comme les nouveaux enseignants n’ayant pas d’expérience, en ne reconnaissant pas mes années d’enseignement. Je n’ai aucune chance et ce fut la conséquence de mes nombreux déplacements et cela, jusqu’à la fin de ma carrière. J’ai dû passer du secondaire au primaire en 3e année. Quelle adaptation au quotidien ! »
C’est ensuite à l’Université de Montréal en 1993-1995, qu’elle reçoit sa formation en archivistique. De 1999 à 2003, elle séjourne en France où elle devient responsable des Archives générales des Filles de Jésus. De retour à Trois-Rivières, elle devient responsable des Archives Filles de Jésus du Canada. Madeleine s’est investie corps et âme dans ce travail qu’elle appréciait et prenait à cœur. C’est avec minutie qu’elle a travaillé à la fermeture des Archives de Kermaria pour les transférer au Diocèse.
Après ses années de travail et de dévouement, Sœur Madeleine prévoit prendre une retraite bien méritée. Or, l’heure du grand déménagement à Lokia avec ses compagnes est arrivée et Madeleine exprime son désir de continuer le service des documents d’archives qui doivent rester à Trois-Rivières. Elle voyage ainsi à la maison de la 8è avenue, devenue le lieu de l’Administration régionale.
Nous gardons de S. Madeleine, le souvenir d’une personne joviale, paisible, respectueuse de l’autre, très responsable, soucieuse de culture et aimant se faire proche des gens et de sa famille.
Pendant ce temps, le projet d’amour du Seigneur se précise sur Madeleine qui doit entrer à l’hôpital pour une intervention chirurgicale très sérieuse. Madeleine a fait sienne cette prière : « Père très saint, par cette maladie tu m’appelles à passer quelque temps à l’hôpital. Il m’est difficile de comprendre et d’accepter cette souffrance. Aide-moi, je t’en prie, à mettre ma confiance en Toi qui prends soin de nous avec amour. Fais-moi dire humblement comme Jésus au Jardin des Oliviers : ‘Non pas ma volonté, Seigneur, mais la tienne…’ Quand je trouverai difficile de prier, je veux t’offrir ma maladie comme une prière. »
Au retour de l’hôpital, Madeleine est transférée à l’Oasis car sa santé se fragilise de plus en plus. Elle vit ce temps d’attente dans la confiance et la sérénité. C’est en ce 22 mars 2026, que le Seigneur rappelle à Lui sa servante qui s’endort dans la paix, à l’âge de 91ans dont 66 de vie religieuse.

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