Sœur Louise CADOUX ( Marie Paul Joseph) 1933-2014

 

Louise CAOUXLouise est décédée à COLPO le 11 avril 2014 à l’âge de 81 ans dont 61 années de vie religieuse.

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Louise est née le 6 avril 1933 près de Pontivy à Neulliac, au lieudit « Le Reste ». Louise est la quatrième d’une fratrie de six enfants : l’aîné Joseph aujourd’hui décédé, puis Jeanne et Marie Joseph, et les deux petits derniers Jean et Anne Marie.

Elle grandit dans une famille modeste d’origine rurale où le travail est à l’évidence une valeur fondatrice. Son père est artisan, sa mère élève les enfants, et s’occupe également d’élever quelques animaux pour nourrir la famille.

Louise est une petite fille sérieuse que son grand frère surnomme « Louison Pompon ». Elève studieuse à l’école catholique de Neulliac, après sa communion elle exprime son souhait d’entrer dans la vie religieuse.

Après avoir obtenu son certificat d’études, et avec l’accord de ses parents, elle entre à 14 ans au juvénat ici même, à Kermaria, maison-mère de la Congrégation des Filles de Jésus. C’est alors l’apprentissage de la vie en communauté mais aussi de l’éloignement de la famille qui est atténué par une correspondance fournie.

Louise prononce ses vœux le 12 mai 1953 et devient Sœur Marie Paule Joseph. Pour l’occasion un car a été loué pour que toute la famille et amis participent avec joie et recueillement à ce grand évènement.

Puis c’est la poursuite de ses études notamment au Lycée du Sacré Cœur à Ploërmel, ce qui lui permettra d’enseigner les mathématiques et les sciences.

Sa vie d’enseignante la conduira dans plusieurs collèges, au gré des besoins : Sainte-Thérèse de Quimper, Le Faouët, Locminé, Guémené. De 1973 à 1992 Louise est en communauté à Carhaix. De là elle se rend au lycée Notre-Dame de Campostal à Rostrenen jusqu’à sa retraite professionnelle.

Ce long séjour à Carhaix marque une étape importante dans la vie de Louise. Avec deux autres Sœurs elle fonde une communauté en cité, au plus proche des habitants, hors des institutions scolaires. D’autres communautés religieuses de ce type commencent à se créer ailleurs en France à la fin des années 1960. La communauté de la Cité de l’Hyères à Carhaix est largement ouverte : elle est un lieu de partage, d’entraide, d’engagements sociaux, de fête aussi, y compris pour les familles des Soeurs. Des liens se créent qui durent encore malgré la distance et le temps qui passe, comme en témoigne l’assemblée d’aujourd’hui.

D’autres engagements commencent avec sa retraite professionnelle. qui amènent d’autres déplacements. La congrégation confie à Louise une responsabilité de vice-provinciale pour les communautés de la région de Pontivy. Ces 6 années seront suivies d’une année à Paris où elle pourra bénéficier d’un choix de formations avant d’être successivement en communauté à Lorient, Pontivy et Guern.

Louise aimait les jeunes à qui elle a consacré une partie importante de sa vie. Elle avait des compétences d’enseignante reconnues qui lui ont valu d’avoir la responsabilité de directrice pendant une trentaine d’années. Elle était particulièrement attentive aux élèves en difficulté et à ses collègues dans des moments d’épreuves. Elle aidait chacun à découvrir ses talents, à prendre de l’assurance, à aller de l’avant, au collège et en communauté. Son autorité était douce et protectrice.

Cette attention aux autres l’a conduite vers la scolarisation des enfants gitans à Carhaix où passaient de nombreuses familles en déplacement. Elle s’est manifestée encore dans sa proximité aux Sœurs plus âgées ou malades qu’elle aimait visiter à Kermaria, leur offrant son affection et aussi des pommes ou le muguet du mois de mai. Louise aimait visiter les personnes résidant à Kervenoel, unité de long séjour à l’hôpital de Pontivy. Ce don aux autres trouve peut-être ses racines dans sa vie familiale où Louise s’est beaucoup occupée de ses frères.

Dans cette vie donnée, se manifestait un espace intérieur marqué par la discrétion, un esprit d’indépendance qui guidaient sa conduite. Ces traits de caractère faisaient qu’elle s’exprimait peu sur elle-même et sa vie spirituelle qui nourrissait toute sa vie.

Cette intériorité se manifestait peut-être dans sa force de caractère, dans sa fidélité à toute épreuve, dans son amour profond de la nature et son attention aux réalités les plus simples. Elle aimait jardiner, prenant grand soin des légumes et des fleurs. Celles-ci ornaient la maison et particulièrement l’oratoire où leur beauté portait à la prière. Louise appréciait le goût des bons produits qu’elle se faisait une joie de savourer avec ses proches : du chocolat « haut de gamme » offert et aussitôt partagé, source de joie jusque dans sa chambre d’hôpital.

Louise a vécu sa maladie avec lucidité et une grandeur d’âme remarquable, attentive au personnel, à chacun de ses visiteurs, vivant autant que possible chaque instant jusqu’au bout.

Sa famille gardera en mémoire son écoute attentive, son soutien dans les moments difficiles, sa patience pour faire comprendre les mathématiques aux enfants, sa force de travail, son amour de la nature. Ses sœurs en congrégation, ses amis partagent ce don que Louise nous a fait de sa vie.

Quelques jours avant de mourir Louise, épuisée par la maladie, a confié : « Ce que je n’ai pas pu faire, je le ferai dans l’au-delà ». Elle reste avec nous sur nos chemins

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