
À la Résidence Lokia, Trois-Rivières, canada est décédée le 16 mars 2026 Sœur Cécile Doucet, fj à l’âge de 87 ans dont 67 de profession religieuse. Les funérailles ont eu lieu Le vendredi 5 juin 2026.
A St Jean des Piles, le 22 février 1939 naît la huitième enfant d’Hilarion Doucet et de Laurence Gélinas. Elle est ondoyée dès sa naissance et baptisée le lendemain; elle portera les prénoms de Marie, Cécile, Ida. La famille comptera 15 enfants. Ses parents établissent leur foyer sur des valeurs religieuses et humaines.
Sa jeunesse se déroule dans un paysage splendide. La maison familiale se situe aux abords de la rivière St-Maurice et du Parc National de la Mauricie. Ce décor merveilleux invite Cécile à louer le Seigneur pour les beautés de la création.
Dès l’âge de six ans, elle fréquente l’école du rang pour tout son primaire puis rejoint le couvent de sa paroisse tenu par les sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge pour ses 8e et 9e années. Ses 10e et 11e années se passent à l’École Normale Val Marie.
Dans le cœur de Cécile monte un appel intérieur : se consacrer à Dieu. Elle entre au Noviciat à Kermaria le 8 septembre 1955 et prononce ses premiers vœux le 12 mai 1958, sous le nom Sr Marie Laurence du Sacré-Cœur. Deux de ses sœurs Louise et Pierrette la suivront dans la vie religieuse.
Après sa profession, elle enseigne à Batiscan, puis à St-Stanislas et St-Prosper. En 1972, Cécile obtient son Brevet A à l’U.Q.T.R. avec option arts plastiques au secondaire; ce qu’elle enseignera à l’école secondaire De La Salle.
Puis, Cécile se perfectionne comme aide à la bibliothèque à Keranna. Un peu plus tard, le Pensionnat Val Marie aura le privilège de ses services comme bibliotechnicienne en documentation.
En 1988, Cécile bénéficie de deux années de ressourcement à l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal. De retour, elle continue son travail auprès des élèves à l’école Val Marie.
Mais voilà qu’en l’an 2000 s’ouvre devant elle une nouvelle orientation. Cécile réintègre le domicile familial pour être auprès de ses parents âgés. Elle leur prodigue soins, attentions avec délicatesse et dévouement, empreint d’amour filial, ce qui les rendaient heureux. Après le décès de son père, sa mère, devenue centenaire, recevait ce réconfort comme une bénédiction de Dieu. Vive était sa reconnaissance, nous dit Cécile.
En 2013, après le décès de sa mère, Cécile revient pour une année sabbatique à l’accueil Notre-Dame. L’année suivante, elle est nommée assistante locale et responsable du Centre de séjour dans la même maison.
En 2016, Cécile devient supérieure de la communauté Notre-Dame du Rosaire; en prodiguant aide, soutien, amour envers nos sœurs malades et très âgées.
En 2023, sa santé se fragilise, elle doit se réserver du temps pour le repos, le silence, la prière. Cécile, femme attentive à l’autre, continue tout de même à rendre de multiples petits services fort appréciés par l’une ou l’autre de ses compagnes.
Cécile veut vivre jusqu’au bout. Elle demeure dans son appartement jusqu’au 13 mars où elle demande de partir à l’Oasis. Oui, Cécile sent que le Seigneur s’en vient, elle demande à son père et à sa mère de venir à sa rencontre.
Un de ses écrits nous dit bien comment elle a vécu ce moment si important de sa vie. « Le Christ est au cœur de l’évènement de notre mort pour nous y accompagner, pour nous prendre par la main, pour nous accueillir dans son immense miséricorde. ». Oui, dans la paix, Cécile était prête à faire ce grand passage.

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