Roseline TRAN THI THU CUC

 Roseline, nous sommes rassemblés cet après-midi, avec ta famille, tes amis, pour te dire aurevoir.

Tu es née le 15 octobre 1940 à Quan Lang au Vietnam sous le nom de TRAN thi thu cuc, ce qui se traduit par « Marguerite, née en automne, fille de Tran ». Tu es la benjamine d’une famille de 7 enfants.

A 16 ans, tu quittes ton pays pour fuir la répression communiste. Avec ta sœur carmélite, tu voyages en avion pour la France. Tu es recueillie par la Congrégation des sœurs de Moissac. Tu apprends le français tout en t’initiant à la broderie, avant de suivre les formations dispensées par le cours ménager de l’Ecole Jeanne d’Arc à Cahors

En 1962, tu choisis de devenir religieuse chez les filles de Jésus de Vaylats. En 1965, tu t’engages dans la vie consacrée, puis tu reprends des études. Après ta formation, en 1972, tu es envoyée en Côte d’ivoire, à la communauté de Daoukro. Tu enseignes aux jeunes enfants de l’école Ste Marie. Tu participes à la formation humaine des femmes, en allant de village en village. Tu assures couture, tricot, alphabétisation, soins des enfants, catéchèse… Tu as encadré les mouvements d’enfants, tu es à l’initiative de la chorale des jeunes. Tu as appris aux gens à cultiver la terre en tenant compte des périodes de semence en fonction de la lune.
Tu as vécu la guerre à Bouaké.

C’est en 1997, donc après 41ans d’absence que tu as la joie de de revenir au Vietnam et de retrouver les tiens dont ton frère prêtre emprisonné pendant 20 ans.

En 2013, c’est le retour en France. Après un an à Lalbenque dans le Lot, tu arrives à Limoges où tu t’adaptes très vite. Tu visites les personnes âgées, malades tu intègres le MCR, le groupe du Rosaire.

En avril dernier, la maladie fait irruption dans ta vie, elle ne te quittera plus et c’est après 3 jours en soins palliatifs à l’hôpital que paisiblement tu t’endors dans la mort.

Roseline, tu as été toute ta vie une personne agréable, relationnelle, discrète, courageuse mais efficace avec une grande ardeur missionnaire. Tu étais très attachée à Ton Seigneur que tu entendais servir en faisant preuve d’une grande disponibilité.

Un jour, un voisin nous a dit : « Roseline, elle prend le bon Dieu sous son bras, elle s’en va » Une jeune sœur africaine a écrit :

« Roseline m’a appris à souffrir dans le silence et à me tourner vers Dieu, elle me disait Marie gardait tout dans son cœur et l’offrait au Seigneur. Elle m’a appris à cultiver le bon silence »

C’est bien ce dont nous avons été témoin durant toute ta maladie, toi qui ne te plaignais jamais mais disais merci pour tout service rendu. Jusqu’au bout, tu as été tournée vers la vie avec la volonté de ne pas déranger.

Tu nous laisses le souvenir d’une femme de Foi et d’une invincible Espérance, fidèle à la vie communautaire, attachée à sa famille religieuse, sans cesse soucieuse des autres.

Aujourd’hui, tu découvres le visage aimant et miséricordieux de ton Seigneur. Roseline, repose dans sa paix et sa Lumière et veille sur ta Congrégation, sur ta famille et sur nous tous.

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