LE RIDOU Thérèse (Sœur Mie Louise Françoise) 1933-2020

Thérèse Le RIDOU (1933 2020)

 

Thérèse Le Ridou est décédée le 18 mars, seule, à l’hôpital de Vannes, dans les débuts de la pandémie. De ce fait, son départ a été encore plus douloureusement ressenti. Nous avons vécu ces moments en union avec ses proches très peinés et en la recommandant tout particulièrement à Saint Joseph.

Thérèse Le Ridou – en religion sœur Marie Louise Françoise – est née à Rédéné (29 S) le 23 septembre 1933 dans une famille nombreuse. Elle effectuera ses études primaires à l’école Notre Dame de Lorette. Plus tard, elle entreprendra des études d’infirmière à Quimper, avec une spécialisation en médecine tropicale à Anvers, en Belgique. Entre 2 séjours en Afrique, elle appréciera beaucoup aussi une formation de 2 années à l’Ecole de la Foi, à Fribourg (Suisse).

 

Thérèse aura été 43 ans au service de la santé, en France, (à Keryado, à Plouhinec et plus longuement à Limoges, une dizaine d’années) mais surtout au Cameroun et au Zaïre durant 18 ans qui la marqueront profondément.

En effet, à Bibey au Cameroun, en particulier, pendant 12 années, elle réalisera fidèlement, sa mission et dans quelles conditions parfois ! Une sœur qui l’a bien connue rapporte « De bonne constitution physique, Thérèse s’est montrée très courageuse. Elle ne ménageait pas sa peine de nuit comme de jour. Elle était secondée par un personnel africain qu’elle appréciait. Il lui arrivait de transporter des femmes à 80 kms du dispensaire dans une 404 bâchée où elle avait installé un matelas pour la future maman sur des routes qui n’étaient pas des autoroutes mais des pistes creusées d’ornières et réservant bien des surprises. »

Thérèse rassurait. Très consciencieuse professionnellement, elle n’aurait pas pris de repos avant de vérifier que les soins étaient assurés au dispensaire. Comme beaucoup d’autres sœurs ayant œuvré en mission, en Afrique, elle aurait pu remplir des pages sur les aventures qu’elle avait traversées… sans se prendre pour une héroïne !

Arrivée à Bessines/Gartempe en 2002, elle va y séjourner 12 années comme membre de l’équipe pastorale de santé et visiteuse bénévole de personnes âgées. A la maison de retraite, elle s’était fait donner la liste de celles qui ne recevaient jamais de visites.

Après un temps d’adaptation un peu long, elle était devenue experte à faire remonter chez ces personnes âgées, les souvenirs enfouis, la beauté et la richesse ce qu’elles avaient vécu, leur poids de vie et d’amour donnés dans leur famille, leur travail, leurs relations… Ainsi, elle faisait renaître chez elles l’estime et la dignité de leur propre vie et les rendait heureuses.

Avec ses compagnes, Thérèse était d’une présence chaleureuse, attentive et réconfortante. Femme de foi, elle était très priante et spontanément généreuse : les dons et cadeaux qu’elle pouvait avoir allaient spontanément à la formation des jeunes sœurs en Afrique. Car la congrégation comptait beaucoup pour elle.

Après des courts séjours au Bouëtiez (2 ans) et à Locminé(4ans), elle désirait ardemment venir à Kermaria et en était très heureuse. Elle n’y aura passé que quelques semaines, très fatiguée déjà. Et elle nous a quittées sans que nous puissions lui dire au revoir.

Mais nous croyons que, aujourd’hui, en Dieu, elle repose dans la lumière et dans la paix.

En communion avec sa famille, ses frères et sœurs qu’elle aimait tant, nous disons au Seigneur et à elle-même notre merci pour sa belle existence.

Communauté Ste Angèle de Kermaria

« Thérèse, ton départ nous a surpris, dépassé…

Nous te savions très fatiguée…Courageuse, tu allais, gérant tes problèmes respiratoires. Conseillée par ton docteur, tu faisais tous les jours ta marche. Ce fut une manière d’aller à la rencontre des personnes : marcheurs, cyclistes… qui faisaient une halte repos. Cette halte devint de bons moments de vie. « J’ai trouvé ma mission » nous dit, un jour, Thérèse.

Le rendre service : Chez Thérèse, le service était à peine exprimé qu’elle y était déjà, et c’était fait discrètement.

Elle visite les personnes seules, isolées dans le voisinage Kermaria, Locminé. C’est un chauffeur disponible, précieux, pour les déplacements.

Au Foyer Logement, elle aimait particulièrement voir les sourires apparaître, les regards en recherche, les appels répétés à l’arrivée.

Elle visite aussi les anciennes sœurs d’Afrique, regroupe les nouvelles, lit, écrit. Le fil missionnaire est maintenu et revivifie l’aujourd’hui.

Thérèse, une femme simple d’intériorité, d’une grande foi qui se dit par une fidélité à la prière et à ses engagements. Dans ses temps libres, on la retrouve à l’oratoire. Elle croyait aussi à la présence du Seigneur dans les petites choses de la vie.

Merci, Thérèse, continue à nous accompagner. »

Communauté de Locminé (rue de la Bouillerie)

 

 

 

 

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