« L’Amazonie bien-aimée »

Sr Dora Cecilia Ramos partage sa passion pour la splendeur, le drame et le mystère de ce grand biome en nous parlant de son invitation à prendre la parole lors d’une table ronde sur l’écologie environnementale à la Foire Internationale du Livre 2022 de Bogota.

Dans le cadre du Salon International du Livre de FILBó, à Bogota, Colombie, j’ai été invitée en tant que Fille de Jésus à une table ronde intitulée « Ecologie environnementale, à l’écoute de l’Amazonie », le vendredi 29 avril 2022. Ce salon dans son invitation disait : « Espoir de se retrouver » parce que, après deux ans d’enfermement dû à la pandémie de Covid-19, des espaces de socialisation s’ouvrent pour revenir à la vie quotidienne et partager la vie. Cela s’est reflété dans la multitude de personnes qui ont participé à l’événement de cette année.

Mon engagement à prendre soin de notre « maison commune »

Pour moi, en tant que Fille de Jésus engagée depuis 2014 dans le soin de la maison commune(Laudato Sí) dans les territoires amazoniens et au-delà, en vue de générer une sensibilisation et des espaces de formation, ce fut un honneur d’être invitée et de représenter la Congrégation à cet événement international.

C’était un honneur aussi de pouvoir présenter le fruit de la réflexion de nombreux hommes et femmes depuis l’exhortation post synodale « Chère Amazonie » de 2020 :

« auquel ont collaboré de nombreuses personnes qui connaissent, mieux que moi et que la Curie romaine, la problématique de l’Amazonie, parce qu’elles y vivent, elles y souffrent et elles l’aiment avec passion. » (n03)

La nécessité d’une écologie intégrale

Cela me fait dire que notre mission et notre charisme sont encore pertinents aujourd’hui, où nous pouvons honorer l’humanité de Jésus dans le contexte d’une écologie intégrale. Cette dernière signifie de toujours garder à l’esprit l’interrelation entre l’écologie naturelle, c’est-à-dire le respect de la nature, et l’écologie humaine, car le soin des personnes et le soin des écosystèmes sont inséparables.

L’Amazonie est une totalité plurinationale interconnectée, un grand biome partagé par neuf pays : le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l’Équateur, la Guyane, le Pérou, le Suriname, le Venezuela et la Guyane française. Mais nous sommes tous invités à entrer dans cette Exhortation :

 « Je le fais, d’une part en vue d’aider à réveiller l’affection et la préoccupation pour cette terre qui est aussi la « nôtre » et vous inviter à l’admirer et à la reconnaître comme un mystère sacré. D’autre part, parce que l’attention de l’Église aux problématiques de ce lieu nous oblige à reprendre brièvement certains thèmes que nous ne devrions pas oublier et qui peuvent inspirer d’autres régions du monde face à leurs propres défis. » (n05)

Travailler avec d’autres pour sensibiliser

De même, en tant que Congrégation des Filles de Jésus, nous déclarons publiquement notre engagement à sensibiliser les milieux où nous opérons et à participer avec la population à des actions de dénonciation des abus et des atteintes à l’environnement et aux personnes en situation de vulnérabilité. En le faisant, nous ratifions l’appel que le pape François nous lance dans cette exhortation lorsqu’il nous dit :

« Notre rêve est celui d’une Amazonie qui intègre et promeuve tous ses habitants pour qu’ils puissent renforcer un « bien-vivre ». Mais un cri prophétique est nécessaire et une tâche exigeante est à accomplir en faveur des plus pauvres. Parce que même, si l’Amazonie se trouve devant un désastre écologique, il convient de souligner qu’« une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». Un conservatisme « qui se préoccupe du biome mais qui ignore les peuples amazoniens » est inutile. » (n08)

Quand les mots deviennent des actions

Par conséquent, la prise en charge des personnes et des écosystèmes est indissociable, et cela devient particulièrement significatif lorsque « la forêt n’est pas une ressource à exploiter, elle est un être, ou plusieurs êtres avec qui entrer en relation » (n0 42)

C’est cette tâche que nous avons entreprise en tant que Filles de Jésus ici à Villavicencio, en nous alliant à d’autres comme dans l’ONG Botellas de Amor (Bouteilles d’Amour). Cette ONG encourage la collecte des plastiques à usage unique, qui sont normalement jetés, dans des bouteilles pour ensuite les recycler afin de fabriquer du « bois plastique« . Un moyen simple mais efficace de contribuer à la protection de l’environnement.

Peu à peu, nous générons une prise de conscience et des actions, ensemble et avec d’autres, pour être cohérents avec ce que nous nous disons à chaque réunion.

 

Un appel à nous tous

J’encourage toutes mes Sœurs, mes collaborateurs et les Associées de la Congrégation à suivre ce chemin de l’écologie intégrale et ceux qui le peuvent, à s’inscrire dans ces processus de formation comme le cours virtuel diplômant « A l’écoute de l’Amazonie » qui sera lancé dans sa deuxième version le 17 mai 2022. 

Cette formation diplômante est soutenue et financée par le Fonds international des Filles de Jésus, en partenariat avec Paulina Edhumani, Pastorale sociale régionale Sud-Est et les Filles de Jésus en Colombie.

Sr Dora Cecilia Ramos Castañeda 

Filles de Jésus, Colombie

1 Commentaire

  1. Très intéressant!
    Bravo Dora! Bravo chères consoeurs de Colombie pour votre souci manifeste de notre Maison commune! Longue vie à vos projets.

    Réponse

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