Elise et les gens de la rue

Mon engagement avec les personnes de la rue

Elise avec les gens de la rue 1

Depuis juillet 2010, j’ai rejoint l’Association « Aux captifs, la libération », qui a ouvert un Centre d’hébergement de Stabilisation – VALGIROS – ( Paris 15ème), dont l’originalité est de proposer aux personnes venant de la rue une vie en cohabitation avec des bénévoles résidents.

Ceux-ci ont essentiellement une mission d’écoute, de soutien.

Ils participent, par la gratuité de leur présence et le simple partage des gestes de la vie quotidienne, à la démarche de revalorisation de soi.

 

Mon engagement

C’est une réponse à un appel profond à vivre avec des personnes venant de la rue. Appel plus ou moins en sommeil et qui a été « réveillé » par une question venant des Responsables de la Congrégation.

C’est une manière de vivre le charisme des Filles de Jésus : « Honorer l’Humanité Sainte du Fils de Dieu ». La Charte de cette Association fait écho à notre charisme. « Envoyés par l’Eglise au milieu des pauvres, des personnes de la rue, nous voulons témoigner de la tendresse de Dieu qui donne la paix à tous les hommes. »

C’est vivre mon engagement à la suite de Jésus qui a pris le parti des blessés de la vie. Quelque part, ces personnes de la rue me révèlent un aspect du visage du Père qui est « Amour » car « Jésus se donne à contempler sur le visage de chacun de mes frères et sœurs. »

Je vis cette expérience en lien avec la communauté qui a été partie prenante dans le discernement, ma communauté reste pour moi soutien et lieu de partage, d’interpellation, de ressourcement.

Elise avec les gens de la rue 2

Humainement c’est décapant, épuisant parce que les repères de ces personnes ne sont pas les miens ; elles ont un autre rapport à l’espace, au temps, au vivre ensemble… C’est un véritable déplacement…

Cela m’invite à « être avec », à rendre l’appartement habitable et habité où chacune se sente chez elle.Elise avec les gens de la rue 3

Je fais l’expérience du temps qu’il faut pour essayer de comprendre le sens d’une parole, d’un geste, d’un regard, pour accepter le silence parfois très lourd…

C’est une école de patience, d’humilité, d’oubli de soi, pour permettre une relation de confiance.

Tout cela exige vraiment un amour particulier.

Spirituellement, c’est un lieu source pour ma foi. La rencontre que j’essaie de vivre est un peu à l’image du mouvement de l’Incarnation : m’approcher, écouter, dialoguer, partager, aimer les rencontres quelles qu’elles soient et peut-être encore plus celles qui me déroutent. Me laisser habiter par le visage de chaque personne, en parler à Dieu dans la prière.

Elise avec les gens de la rue 4Je reconnais aussi recevoir beaucoup de ces personnes. Elles me donnent d’aller à l’essentiel, m’interpellent par leur souci de l’autre, leur attention à chacun, me font entrer dans une démarche de foi d’humilité, de tolérance…

Cela m’apporte d’être témoin d’histoires de vie parfois lourdes qui me mettent mal à l’aise…

Je découvre progressivement leur espace de vie, leur rapport au temps si inhabituel pour moi. Rencontrer l’autre dans sa différence me demande de me laisser bousculer dans mes convictions, de croire qu’un chemin de vie est possible pour chacun. Le fait d’être confrontée avec des cultures différentes m’amène à relativiser ma manière de vivre.

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