Construction d’un pont à Nkoteng au Cameroun : Une riche expérience

Cameroun-NkotengYvonne Aimée et Philipe Deshayes, deux français membres du SEMIL, (service éducatif missions lassaliennes) de Rennes Fr., ont proposé leur service pour la construction d’un pont entre le centre d’alphabétisation et le village, en lien avec la communauté des Filles de Jésus.

Ils sont accueillis à la communauté, et ils partagent sa vie pendant deux semaines.

Au démarrage des travaux, la question se pose « aurons-nous de l’aide ?… » Un à un, des hommes, des femmes, des jeunes, tous bénévoles, se dirigent, un outil à la main, vers le chantier où les attendent les Français.

Trois planches bancales, souvent emportées par les eaux, permettent de franchir un petit ruisseau, maigre à la saison sèche mais qui devient un torrent impétueux à la saison des pluies.

Le souhait est de remplacer cette passerelle aléatoire par un vrai pont. Par où commencer ?

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L’équipe, nombreuse, ne comporte aucun spécialiste. Un ingénieur musulman, ami de la communauté, avait tout de même réalisé un plan. Seuls deux maçons expérimentés et quelques jeunes en apprentissage ont des notions en maçonnerie.

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Il y aura beaucoup de temps perdu, en apparence, à discuter sur la conduite à tenir.
Pendant 10 jours de 20 à 25 personnes, suivant les journées, ont travaillé avec acharnement, dans la bonne humeur, l’entente, la détente, de 8h à 14h., Adolphine, postulante en stage et Madeleine de la Communauté, avons « mis la main à la pâte » avec le groupe.

Au cours d’une pause à midi, tous, travailleurs et sœurs présentes à la communauté, prennent ensemble, à l’ombre des arbres, un bon repas préparé par une femme bénévole.

En deux semaines, sans autre matériel que les simples outils, un travail titanesque a été réalisé.
A la fin du chantier, le curé de la paroisse bénissait le pont, à la grande joie des habitants de Nkoteng. Il remerciait les sœurs pour leur souci du développement dans la région.
Et les 2 Français? Mêlés aux ouvriers, ils se sont mis au travail tout simplement, ils ont participé à tout, dit quelques mots d’encouragement souvent, fait parfois quelques suggestions discrètes. Ils ont tout de même été l’âme du groupe.

Un jeune l’a exprimé ainsi « Je pensais que ce serait du « manoeuvrage » : « faites ceci, faites cela », tel n’a pas été le cas, on a utilisé plutôt le « faisons ».

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Bénédiction du Pont

Au-delà des réalisations matérielles, le plus important a été sans doute la rencontre de deux peuples.

  • Les Français ont été impressionnés par le courage, la persévérance, la ténacité des Camerounais, leur capacité à faire face à l’adversité, à la vie dure de chaque jour.
  • Les Camerounais ont découvert un autre visage du «blanc ». Ils ont apprécié la relation simple, fraternelle, l’ardeur au travail, la ponctualité, la rigueur

Merveille de la rencontre en profondeur, dans le respect mutuel.

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