Anne Marie LE GOFF (Sœur Mie Léocadie du Sacré Cœur)

 

Sœur Anne Marie LE GOFF

20 décembre 2019

 

Alors que la liturgie de l’ Avent nous fait chanter : « Viens, Seigneur, viens nous sauver », Anne-Marie effectuait lentement son Passage vers la maison du Père. Depuis plusieurs mois, Anne-Marie se trouvait fatiguée. Ses efforts pour rester accueillante laissaient deviner beaucoup de lassitude et même de douleurs. Qu’elle repose désormais dans la paix de Dieu !

Anne-Joséphine- Marie Le Goff est née à Guénin en janvier 1932, à la campagne, dans une famille profondément chrétienne. Elle sera marquée par cette expérience de jeunesse, dans un village où les relations de voisinage étaient naturelles et où les travaux des champs, surtout les récoltes de blé, de foin ou de pommes de terre, se faisaient en commun. Elle en gardera le goût des contacts avec les gens et restera attachée à ses racines familiales. A ses deux sœurs, à son beau-frère, à ses neveux et nièces qui ont pu être présents aujourd’hui, nous disons toute notre sympathie.

Entrée à Kermaria en 1949, à 17 ans donc, Anne-Marie fait profession en 1951, sous le nom de Sœur Marie Léocadie. Et dès lors, va commencer pour elle une longue carrière d’enseignante : 46 années, toujours dans l’enseignement primaire, avec toutes les qualifications professionnelles acquises au cours des années. Cette mission, qu’elle vivra toujours bien insérée et impliquée dans les paroisses, Anne-Marie la débutera à Bignan. Ensuite, ses obédiences la conduiront à Loctudy – Vannes- Quéven – Guémené – Grand-Champ – Plumergat – Plescop – Ste Anne d’Auray – (tout en prenant soin de sa mère), enfin Languidic, et à nouveau Bignan, jusqu’à son arrivée à Kermaria en 2016.

Anne-Marie, c’était donc surtout « la maîtresse d’école ». Il n’y a qu’à voir les nombreuses photos des groupes scolaires qu’elle a conservées : être avec et parmi les enfants, en relation avec les parents aussi,  faisait son bonheur.

Elle aimait rappeler qu’à Loctudy, elle avait eu 90 enfants en classe enfantine. Heureusement, disait-elle, la mère Supérieure venait parfois à son secours !

A la retraite, ce qui lui donnait encore le plus de joie, c’était les activités incluant des rencontres avec des enfants.

Par tempérament, Anne-Marie était très sociable, chaleureuse même. Mais les ruptures et les passages à assumer tout au long de ces dernières années, ainsi que des problèmes de santé entraînant solitude et dépendance, l’avaient marquée. Toujours, cependant, elle manifestait beaucoup de reconnaissance envers ceux et celles qui la visitaient, lui rendaient service ou prenaient soin d’elle.

A travers ombres et lumières, Anne-Marie, ton chemin s’est donc achevé ce mercredi 18 décembre. Que le Christ Jésus qui, bien avant toi, laissait venir à Lui les petits enfants et que la Grand’mère Ste  Anne que tu affectionnais particulièrement, te conduisent maintenant là où règnent pour toujours la Paix et la Joie de Noël.

 

 

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Publié dans Biographie des soeurs
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