A Santiago du Chili

 

Un changement de curé à Santiago du Chili…

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Après 12 ans de présence comme chef de paroisse à « Christ Emmaüs » de Santiago du Chili, le curé vient d’être nommé formateur au grand séminaire.

La communauté des Filles de Jésus, présente là depuis 30ans, vit dans la foi et de manière réaliste cet événement avec les 25000 habitants du secteur.

Mais ce changement n’est pas sans poser quelques questions que nous partage Marie Noëlle.

 

La communauté

Depuis 30 ans, il y a eu bien des changements dans la communauté : le retour définitif au Canada et en France d’Eloïse et d’Aline a révélé les liens profonds qui peuvent se construire avec chacune de nous.

L’expérience de 5 années des junioristes Honduriennes et Colombiennes, de leur formatrice canadienne, comme d’une Française venue en 2009 vivre l’année de formation de formatrices et la présence actuelle des deux Filles de Jésus Chiliennes, ont également leurs répercussions.

La longue présence de la communauté en a fait un des points de référence pour les personnes que tout changement déconcerte

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La paroisse

Quoi qu’il en soit, ces changements ne peuvent se comparer à celui que nous vivons en ce mois.

Après plus de 35 ans de fondation d’une paroisse dont le nom est tout un programme : le Christ d’Emmaüs, où se sont succédés un jésuite chilien reconnu comme « fondateur », un prêtre Fidei Donum, deux prêtres diocésains, il s’est développée peu à peu, avec les apports de chacun d’eux, une communauté.

Elle est formée de deux secteurs de classe « moyenne basse » comme on dit ici et de deux autres « poblaciones » qui forment une troisième « Communauté Ecclésiale de Base » et sont le résultat d’une « prise de terre ». Il y a une quinzaine d’années ont été construites des « villas » venues chambouler un peu les traditions.

Les différences sont une richesse mais continuent à être aussi parfois une pierre d’achoppement.

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Quelques interrogations pour la paroisse et la communauté

– Voulant vivre avec d’autres prêtres, notre nouveau curé ne vivra pas dans le territoire de la paroisse. Et que se passera-t-il en cas d’urgence ?

– Comment prendra-t-il ce qui existe dans les trois secteurs et serons-nous obligés de nous adapter à ses options pastorales différentes de celles du précédent curé ?

– Peut-être qu’il va nous mettre à la porte comme agents de pastorale ?

– Il vient de la paroisse la plus riche de Santiago : même s’il a une tradition antérieure de travail pastoral en secteurs plus populaires, saura-t-il se réadapter ?

– Pour le moment, plus que de répondre, il s’agit pour nous d’écouter la réflexion venant de personnes bien habituées à ne pas recevoir passivement ceux qui se succèdent comme « pasteurs » et qui sont bien différents.

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A partir de questions apparemment anodines, c’est aussi l’occasion de pousser la réflexion dans le sens d’une Eglise plus communautaire que hiérarchique où le « protagonisme laïcal » n’est pas qu’un mot sans contenu.

Et la communauté sera sûrement renvoyée aussi à une réflexion qui conditionnera en partie son projet communautaire de 2012.

A suivre donc, en une année où la « mission juvénile » et la « rénovation de la paroisse » sont les axes d’une mission continentale en plein développement dans l’archidiocèse et dans le pays.

 

 

 

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