Perrine Samson

Perrine Samson est née en 1790, dans le petit hameau d’Elizen, dépendant de la paroisse de Bignan (Bretagne, France). Pendant sa jeunesse, elle partage les travaux de ses parents cultivateurs.

En 1815, elle entre dans le Tiers Ordre de St François.

Sans quitter les lieux où elle est née ni son travail habituel, elle assume désormais les activités propres aux tertiaires.- Aux enfants, elle apprend la lecture en breton, les prières, le catéchisme.

– Elle soigne les malades et assiste les mourants.

– En l’absence du prêtre, le dimanche, elle préside l’assemblée de prière.

– En tout temps, elle est soucieuse d’entretenir la bonne entente entre les gens.

Sur l’invitation de M. Coëffic, recteur de la paroisse, elle vient au bourg même de Bignan, en 1829, pour y prendre la responsabilité de l’école des garçons…

M. Coëffic lui propose de devenir membre d’une congrégation à fonder, dans la ligne du projet de M. Noury.

Perrine Samson et les quatre jeunes filles qui se joignent à elle commencent leur noviciat en 1831 et prononcent leurs premiers vœux le 25 novembre 1834.

Par cet engagement qui les constitue en corps, chacune lie son sort à celui des autres. Même si les activités demeurent sensiblement les mêmes, chacune accepte désormais de recevoir sa mission comme une participation à celle de la congrégation naissante. Celle-ci pourra ainsi grandir dans l’unité.

Elle se donnera bientôt une spiritualité qui est une spiritualité d’action : « Honorer l’Humanité Sainte du Fils de Dieu…« , à travers toutes les activités des sœurs, marquées par le souci de demeurer « proches des gens » et orientées de façon privilégiée « vers les plus pauvres ».

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D’autres jeunes filles rejoindront rapidement les premières sœurs et bientôt des communautés pourront être envoyées dans des paroisses avoisinantes qui souhaitaient la présence de religieuses. La première supérieure générale fut Perrine Samson, Mère Sainte Angèle. Mais celle-ci n’ambitionnait qu’une vie cachée. Sa succession au généralat pouvant être assurée, elle se démit de sa fonction dès 1837, reprenant ses modestes activités antérieures. Elle mourut en 1847. Sa vie, toute d’humilité et de dévouement, demeure, pour toutes les Filles de Jésus, « une source silencieuse d’inspiration« .