Le dimanche 6 juin, la communauté de Rennes-Tatras, France, sommes à l’initiative d’une messe pour une famille du voisinage ayant vécu un deuil.
De tout temps, les Filles de Jésus de la rue des Tatras à Rennes ont eu de bonnes relations avec les voisins. Un seul est catholique pratiquant, cependant, tous nous connaissent comme religieuses.
Les échanges ne sont pas très fréquents sans doute, mais très cordiaux.

Un décès brutal
Le jeudi 28 mai, le voisin, en face de notre maison, a perdu son père décédé à 82 ans. David, le fils, est très affecté par ce départ un peu brutal. Quelques semaines auparavant, sa femme avait annoncé à Odile que le beau-père était très mal, en soins palliatifs. Nous exprimions notre sympathie à l’occasion en prenant des nouvelles. Le 28 mai, David nous annonçait le décès de son papa.
Celui-ci reposait dans un salon funéraire. Le dimanche, nous avions fait une visite au défunt au salon. Le corps devait être incinéré. Une célébration d’adieu était prévue au crématorium. Les crématoires des environs étaient surchargés. Impossible de procéder à l’incinération avant le vendredi 5 juin. L’attente a été longue et douloureuse pour la maman et notre voisin, fils unique. Nous étions déjà engagées ce jour. Impossible de nous unir à la famille pour cette célébration. Nous souhaitions cependant manifester notre communion.
Offrande d’une messe

Nous sommes religieuses. Et si nous offrions une messe pour le défunt ? Nous faisons part à David, en présence de la maman, de notre initiative. Les deux se montrent très heureux. Nous leur promettons de les prévenir de la date afin qu’ils puissent s’unir à nous par la pensée.
Reconnaissance
La messe est célébrée pour le papa le dimanche 6 juin. Lorsque nous leur précisons la date, à notre grande surprise, David dit « Nous ferons notre possible pour être présents ». De fait le dimanche, nous arrivons ensemble à l’église paroissiale, Saint Benoit. David est accompagné de sa maman. Les deux nous remercient chaleureusement.

Ils semblent très contents et le répètent de nombreuses fois. Nous sommes heureuses aussi d’avoir osé cette démarche.
Nous n’avons rien vécu d’extraordinaire sans doute, mais pour reprendre l’expression de Anne dans le dernier bulletin de la province, Chemin faisant, « et si l’ordinaire de nos vies devenait extraordinaire sous le regard de Dieu » ?
Sœurs Madeleine et Odile
Rennes, France

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