Nos engagements à Arcueil

 

Notre Communauté d’Arcueil, (France) fondée en 1978, vit actuellement dans le quartier pluriculturel et pluricultuel du «Chaperon Vert». « Là où nous sommes envoyées, enracinées dans un peuple, nous vivons proches des gens en toute simplicité…» Cette expression de notre Règle de Vie, a certainement influencé le Diocèse et nos responsables dans le choix du lieu d’insertion.

 

Chacune des 3 Sœurs de la Communauté a trouvé, selon ses aptitudes et son charisme, comment rejoindre les différentes personnes du quartier et, plus largement, celles qui leur semblent les plus délaissées.

 

Élise : Dans le quartier, je me suis insérée dans des collectifs qui permettent de vivre la convivialité à travers des rencontres, comme jouer à la belote ou organiser un loto : ce sont des moments qui rassemblent beaucoup de monde, avec qui je fais connaissance en parlant et en écoutant les uns et les autres.

Ayant été enseignante, j’ai vu combien il était nécessaire d’accompagner les personnes étrangères dans l’apprentissage de la langue, à travers une Association.

Arcueil, n’étant pas loin de la Capitale, j’ai pu répondre à un appel de longue date : être présente aux personnes SDF (Sans Domicile Fixe) de Paris.

Ces collectifs sont des lieux de débats, d’échanges sur le quotidien de nos vies, qui nous permettent aussi de transmettre les réclamations à qui de droit.

Yvette : Parlant couramment l’espagnol, je me suis intéressée à la Maison des Solidarités, qui pratique l’échange des savoirs.

Cela m’a donné l’occasion de connaître beaucoup de personnes et de pouvoir les rencontrer chez elles quand elles le désiraient. Toute personne est visitée, quelles que soient son appartenance et sa croyance. Ceci élargit beaucoup le rapport à notre environnement.

A partir de ces rencontres, nous avons pu mettre en action la TOP (Table Ouverte Paroissiale) impulsée par notre évêque et qui permet aux uns et aux autres de nous rencontrer autour d’un repas que les paroissiens veulent le meilleur possible, et servi par eux-mêmes.

Il y a également un apprentissage du tricot, auquel je suis allée longtemps, mais je dois dire que je faisais plutôt travailler la langue que les aiguilles.

Aujourd’hui, la maladie m’a rejointe mais je dois constater qu’elle est également un lieu de rencontre et de mission auquel je ne m’attendais pas.

Nicole : Ayant résidé en Afrique, mon souhait de rejoindre une communauté en milieu pluriculturel se réalise à Arcueil.

L’association dont je fais partie a mis sur pied ce qu’on appelle « le cousinage ». Le but est de cheminer avec une personne arrivant en France ; de ce fait, nos relations sont amicales et enrichissantes pour l’une et l’autre.

A mon arrivée à Arcueil, Mahoua, Ivoirienne, est ma première

 

«cousine». Elle me fait découvrir la ville : dans cette relation, nous sommes sur le même plan, l’une apprenant à l’autre ce qu’elle connaît. Ce fut aussi l’occasion de proposer cet accompagnement à des paroissiennes et à des voisins.

 Engagée aussi dans la paroisse, j’ai invité la présidente de l’association à témoigner de ses activités auprès des migrants, à la pastorale des migrants et prochainement à une rencontre des acteurs de la solidarité. Quand cela est possible, c’est un bon mixage de la population.

Ce qui est aussi très important et riche, c’est que chacune de nous rejoint différemment le quartier ou la ville. Nos échanges, nos multiples et diverses relations, nos engagements étant partagés en communauté, notre prière rejoint tout ce peuple qui nous entoure et que nous aimons.

Communauté d’Arcueil

 

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Publié dans Témoignages, Visages de communautés

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